Le désir aux couleurs du poème

Auteurs : Bruno Doucey, Thierry Renard

Le désir aux couleurs du poème

L’anthologie du 23ème Printemps des Poètes établie par Bruno Doucey et Thierry Renard.
En collaboration avec l’Espace Pandora.

« A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles… » Pour le 23e Printemps des Poètes, les Éditions Bruno Doucey ont suivi la voie ouverte par Rimbaud parce que le désir donne des couleurs à la vie. Dans cette anthologie qui rassemble des poètes français et étrangers, contemporains pour la plupart : un désir blanc de silence, d’absence et d’éternité ; un désir jaune de fraîcheur, d’éveil et de rayonnement ; le rouge désir des lèvres qui s’unissent et du sang qui pulse en nos veines ; un désir bleu de voyage, d’espace et de mer… Sans omettre ces orangers qui font aimer la pulpe de la vie, ou le désir obscur, né des profondeurs de la nuit, que tant d’êtres ont approché dans une brûlure. 88 poètes, dont la moitié sont des femmes… Et la main verte de Thierry Renard et Bruno Doucey lorsqu’il s’agit de satisfaire notre désir de poèmes.

88 auteurs parmi lesquels :

Maram al-Masri, Margaret Atwood, Édith Azam, Jeanne Benameur, Nawel Ben Kraïem, Louis‑Philippe Dalembert, Alain Damasio, Ananda Devi, Nassuf Djailani, Hélène Dorion, Alexis Gloaguen, Imasango, Charles Juliet, Lenore Kandel, Yvon Le Men, Jean Métellus, Sapho, Fabio Scotto, Luis Sepúlveda, Jean-Pierre Siméon, Murielle Szac, Frédéric Jacques Temple, Carmen Yáñez…

Les noms du désir
Entre terre et mer

Dresse-toi face à moi
Écoute le bleu du ciel
Sans quitter la main du jour
Invente des ailleurs à la vie
Réveille par son clapotis barque et timonier

Acrostiche réalisé à partir de fragments de poèmes de : Hava Pinhas Cohen, Habiba Djahnine, Aurélia Lassaque, Murielle Szac, Jean-Marie Berthier, Hélène Dorion, Vénus Khoury-Ghata

Paru le 4 février 2021

Éditeur : Editions Bruno Doucey

Genre de la parution : Anthologie

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Ludovic Janvier

Bientôt le soleil

« Je ne cherche pas l’essor, l’oubli, la grâce, je sais qu’ils me sont impossibles. Et d’ailleurs je ne le voudrais pas. L’ange me fait peur. Non, je cherche la présence et le poids, ou plus exactement la présence me cherche, le poids me trouve, le poids sur moi de la lumière comme un mur, la présence à plein regard de la mer qui fait masse ou du feuillage hanté par le ciel. De sorte que les jours de timidité, ou de trop fort vouloir, je reste pris dans la glu du moment, prisonnier du trop plein jusqu’à la nausée. Les jours de décision, j’allais dire de légèreté mais ne te vante pas, je vois sortir de moi une réponse, plus ou moins claire, plus ou moins simple, plus ou moins forte. Content ? Non, jamais content. Mais, quand même, content. »

Ludovic Janvier, Bientôt le soleil, Flohic Éditions, 1998.