Le jour du jour : Infernalise

Edith Azam

On ne sait jamais comme on pense
quand on y pense
c’est à crever
Penser qu’on pense :
infernalise



Penser,
c’est d’abord la chair
Penser langager corps
et pas savoir comment l’accès :
ça fait BOUKAN



Penser ça rebondit
pas plus loin que la chair
Penser :
c’est corps qui déboule
Le chaos c’est d’abord tout moi



Penser la pensée c’est terrible :
c’est l’infernal du corps en vie




Poème extrait de Qui journal fait voyage
© Éditions Atelier de l’agneau
Reproduit avec l’aimable autorisation des Éditions Atelier de l’agneau

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.