Le jour se tait

Auteur : Anne-Lise Blanchard

Le jour se tait

Quand on danse, il est essentiel de savoir où l’on va poser le pied ou la main Anne-Lise Blanchard crée l’espace. Elle fut danseuse, elle crée l’espace où le corps évolue, l’espace du temps - pas de temps sans espace ; en fait il n’y a que de l’espace. Anne-Lise Blanchard met en scène un espace prêt à se replier sur la parole. D’où la vigilance de la danseuse. Ou une parole prête à étouffer l’espace. D’où la vigilance de la danseuse. Ces images assez radicales résument sa poésie. Quand on danse, il est essentiel de savoir où l’on va poser le pied ou la main. Le poète fait pratiquement la même chose avec des mots sans le savoir mais Anne-Lise le sait. Voilà une démarche qui se définit de l’intérieur. Toute la difficulté est là puisqu’il faut aller vers l’extérieur pour apprendre : "…il a bu la terre…" dit-elle. (Alain Wexler)

Paru le 1er mai 2008

Éditeur : Jacques André éditeur

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

L’ARDEUR COSMIQUE

L’Ordre et la Vérité sont nés
de l’Ardeur qui s’allume.
De là est née la Nuit.
De là l’Océan et ses ondes.

De l’Océan avec ses ondes
naquit l’Année,
qui répartit jours et nuits,
régissant tout ce qui cligne des yeux.

Rig-Véda, « L’ARDEUR COSMIQUE », traduit du sanskrit par Louis Renou, Du feu au cœur du vent, Trésor de la poésie indienne, Édition de Zéno Bianu, Poésie/Gallimard, 2020.