Le polème

Le polème

Revue de poésie pol 1

la revue de polésie (sous-titre du polème) est née en janvier 2000 avec la sortie du numéro 0 fondateur. Dix numéros de cette première série se sont ensuite suivis jusqu’en janvier 2003. Ils consistaient en de simples cahiers trimestriels distribués gratuitement. De cette première phase d’activité, le polème conserve la liberté, ainsi qu’une volonté évidente de ne pas rechercher un public défini ou établi, en espérant la rencontre, par un côté véhiculaire et non précieux.
Après 1 an de travail et de préparation, voici enfin le retour du polème, sous une forme permettant (techniquement) de nouvelles collaborations et avec beaucoup plus d’invités, parmi lesquels on retrouve nombre d’activistes de Partycul System, dans des domaines plus rarement visités par le label.
A mi-chemin entre la revue de poésie et le livre d’art (photo, collage, dessin, gravure, capture d’images vidéo), le polème renaît de ses cendres, avec sa première apparition imprimée ; soit les polémistes picaros et leurs invités réunis pour une synthèse de différentes explorations.
L’intention est toujours la transmission de mots et de sens, à travers une revue de poésie ayant une identité et traduisant une activité (ne pouvant hélas pas représenter plus que ce qu’est la partie émergée pour iceberg).

Extrait :

Derrière mon dos qui rit

Il y a l’autoroute que ke rencontre
Sur l’éphémère feuille absinthe
qui s’ouvre sur des aspects secondaires
Et consomme l’énergie de mes phalanges
Rougies par le froid de mes idées.

texte : Jean Urolles
photo : Denis Locar

Paru le 1er mars 2004

Éditeur : Partycul/system

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Charles Cros

Sonnet

Moi, je vis la vie à côté,
Pleurant alors que c’est la fête.
Les gens disent : « Comme il est bête ! »
En somme, je suis mal côté.

J’allume du feu dans l’été,
Dans l’usine je suis poète ;
Pour les pitres je fais la quête.
Qu’importe ! J’aime la beauté.

Beauté des pays et des femmes,
Beauté des vers, beauté des flammes,
Beauté du bien, beauté du mal.

J’ai trop étudié les choses ;
Le temps marche d’un pas normal ;
Des roses, des roses, des roses !

Charles Cros, « Sonnet », Le Collier de griffes.