Le réel d’à côté

Auteur : Charles Dobzynski

<i>Le réel d'à côté</i>

LE RÉEL D’À CÔTÉ est un poème en trois mouvements, comme un trio musical. Il consiste en l’instauration et l’appropriation d’un dialogue, sous le signe de la passion, soit de manière indirecte (il et elle) soit sous forme d’une suite où le rêve et la réalité sont constamment confrontés. Le mouvement central fait alterner prose et vers : il représente l’articulation ou le fléau de la balance, une instance définie par le vers : “ lecture en creux de bouche à bouche ”. L’ensemble représente pour l’auteur une démarche nouvelle, dans son propre langage, un langage à la fois intériorisé et extrapolé.

Extrait
(37)
Par le rêve il passe
le réel d’à côté
qui ourle toute sa vie
une douve
où le nuage pulvérise
son miroir à deux faces
terre et ciel
la pluie coule partout en lui
bienfaisante
protectrice
il s’endort dans une goutte
pour renaître.

Illustrations

En frontispice, la reproduction d’une peinture de Nicolas Rozier.

Paru le 1er septembre 2005

Éditeur : L’Amourier

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.