Le souci de la terre

Auteur : Frédéric Boyer

Le souci de la terre

Traduction nouvelle des Géorgiques
Traduit du latin par Frédéric Boyer.
Précédé de Faire Virgile par Frédéric Boyer.

À quoi peut bien nous servir de nos jours un tel ouvrage, rédigé dans la campagne italienne il y a plus de deux mille ans ? Virgile annonce son projet dès l’ouverture de son œuvre : traiter des techniques et des arts de la res rustica, la matière agricole : travaux des
champs, culture de la vigne, élevage et apiculture.
Retraduire aujourd’hui ce poème, c’était découvrir combien ce texte résonne avec nos préoccupations et notre sensibilité contemporaines : fragilité du vivant et des espaces naturels, lien des hommes à la terre, aux
végétaux et aux animaux. Célébrer notre obscure condition terrestre dont nous semblons nous éloigner toujours davantage. C’était revenir à la source de ce texte étrange, qui sous prétexte d’agriculture s’ouvre sur une réflexion beaucoup plus vaste sur l’état du monde. Un livre rédigé dans une période trouble et sanglante, et qui en porte les cicatrices. C’était montrer enfin qu’il s’agissait d’un grand poème sur la beauté autant que sur l’instabilité du monde, la guerre, la pensée de la fin des êtres et des choses, la fuite du temps.

Paru le 21 mars 2019

Éditeur : Gallimard

Genre de la parution : Prose

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Paul Celan

« Ein Nichts waren wir, sind wir, werden wir…

« Ein Nichts
waren wir, sind wir, werden
wir bleiben, blühend :
die Nichts-, die
Niemandsrose. »

_

« Un rien
nous étions, nous sommes, nous
resterons, en fleur,
la rose de rien, de
personne. »

Paul Celan, Traduction de Martine Broda.