Le temps ouvre les yeux

Auteur : Gérard Pfister

Le temps ouvre les yeux

En ouverture du livre une notice est donnée : Pour l’interprétation de cette pièce. D’emblée le titre suggère la référence musicale. « Toujours des lumières apparaissent, des formes, des couleurs. Cela se déploie, se dilate. Les temps se croisent, s’accroissent. Toujours de plus belle. Haletant, titubant. […] Le paysage tout entier se compose, s’harmonise. C’est une vibration continue, inépuisable. Sous l’apparente fragilité, le lié, l’allègre d’une unique matière, labile, impalpable. La fluidité sans fin des feuillages, des pensées, des ombres. »
Publié en 2011, Le grand silence, oratorio a inauguré une forme nouvelle pour l’écriture poétique. Fondée sur une poétique radicalement repensée et sur une composition essentiellement musicale, elle tente de conjuguer le rythme de la prose et la concision du poème, la multiplicité du monde matériel et l’intensité de l’espace spirituel, pour les réconcilier dans l’unité du chant, un chant ample et fugué.

Paru le 1er juin 2013

Éditeur : Arfuyen

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Emmanuel Moses

Il était une demi-fois

Donnez-moi un mot
J’en ferai deux, j’en ferai trois
Et puis cent, et puis mille
Et quand je ne pourrai plus compter
Je repartirai en arrière
Jusqu’au tout premier
Qui sera le dernier.

Il était une demi-fois, Emmanuel Moses, illustré par Maurice Miette, Éditions Lanskine, 2019, p.32.