Lentement au désert, lentement

Auteur : Joël Vernet

Lentement au désert, lentement

Joël Vernet exprime sans cesse le peu que nous sommes sur cette terre. Il s’efforce en contrepartie de ne jamais laisser échapper une seconde de vie ou un regard sur les choses et leur beauté. D’où cette vie de voyage et de quête sans fin. « Une aventure non programmée. Un appel du large. »
Ce livre réunit six textes écrits à diverses époques.
Joël Vernet est né en 1954 en Haute-Loire. Enfance nomade à travers la France puis retour en Margeride où la famille se fixe. Années de bonheur liées au contact avec la nature, et profonde solitude. Il voyage beaucoup de 1985 à 1999 : Afrique de l’Ouest (où il fait entre autres rencontres marquantes celle d’Amadou Hampatê Bâ), Sahara algérien, plateaux d’Aurès, Nord-Mali, Soudan, Égypte, Cuba, Inde, Syrie, etc. Il a dirigé le livre collectif Pays du Sahel aux éditions Autrement (1994) et produit de nombreuses émissions sur France Culture.
Ses livres sont essentiellement publiés chez Fata Morgana et Lettres vives. Après Lâcher prise (2004) et Visage de l’absent (2005), Lentement au désert, lentement est son troisième ouvrage publié à nos éditions.
« J’habite une maison de terre sèche à la périphérie de la ville, là où le désert mord les premières ruelles. C’est une maison possédant une terrasse ouverte sur le monde, sur le ciel, sur les astres. Souvent j’aperçois les troupeaux qui paissent alentour, poussés par des enfants. Parfois, dans un vacarme assourdissant, un avion militaire déchire ma solitude. La nuit, nous conversons fort tard avec mon hôte, des Touaregs de passage, des pêcheurs bozo ou songhay. La petite lampe à pétrole éclaire étrangement tous nos visages réunis par le simple des hasards. J’aime les nuits d’Afrique, cet étrange poids au creux des choses, ces allées et venues furtives, ces silhouettes qui s’effacent dans le soir. »

Paru le 1er février 2006

Éditeur : L’Escampette

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Les quatre coins du cœur

Un garçon qui, avec le courage des simples, aimait ce qu’il désirait, admettait ce qui l’émouvait, bref, s’y livrait sans se débattre. Naïvement, comme plus personne – ou si peu – n’en avait la possibilité, le courage ou la simplicité en ce siècle.

Françoise Sagan, Les quatre coins du cœur, Éditions Plon, 2019.