Les Chimères - La Bohême galante - Petits châteaux de Bohême

Auteur : Gérard de Nerval

Les Chimères - La Bohême galante - Petits châteaux de Bohême

« C’est le chant des sirènes qu’on entend dans Les Chimères, un chant dont le charme est si puissant qu’il peut être mortel : on se souvient qu’Ulysse, pour ne pas succomber, dut s’attacher au mât de son navire ; et Nerval au bout de son aventure terrestre, une nuit d’hiver où il gelait à pierre fendre, s’accrocha par le cou à une grille du vieux Paris. ((…))

On sait par cœur, sans l’avoir voulu, des poèmes entiers des Chimères, et certains vers remontent d’eux-mêmes à la mémoire : le rythme n’est pas étranger au phénomène, non plus que la phrase limpide et le contenu énigmatique, autrement dit le sentiment d’entendre un oracle, qui ne dévoile pas le mystère mais nous fait entendre sa parole. Or, cette parole est avant tout une méditation à voix haute, une interrogation musicale et prolongée, pour laquelle il n’y a pas de clé, pas de chiffre, pas d’explication unique. »

Gérard Macé.

Paru le 1er septembre 2005

Éditeur : Gallimard

Genre de la parution : Recueil

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Politique de l’amour

L’amour est blanc parce qu’il est la somme de toutes les couleurs, parce qu’il est la gomme qui m’efface, m’épelle et fait valser l’alphabet de mon identité, parce qu’il est le trou au travers de mon corps, le cerceau par où le jour entre et sort, bondit et se propage en rugissant dans ma chair nue.

Alina Reyes, Politique de l’amour, Éditions Zulma, 2002.