Les Hommes sans Epaules n°46

Les Hommes sans Epaules n°46

SOMMAIRE

Éditorial : "Dans toute ma vie", par Fernando ARRABAL

Les Porteurs de Feu : Erri DE LUCA, par Karel HADEK, Luis MIZON, par Christophe DAUPHIN, Poèmes de Erri DE LUCA, Luis MIZON

Ainsi furent les WAH 1 : Poèmes de Fernando ARRABAL, FRANKÉTIENNE, Éric SÉNÉCAL, Jacques MORIN, Patricia SUESCUM

Dossier : Bernard HREGLICH, un réalisme incandescent, par Thomas DEMOULIN, avec des textes de Max ALHAU, Fulvio CACCIA, François DE BOISSEUIL, Werner LAMBERSY, Franck VENAILLE, Lionel RAY, Poèmes de Bernard HREGLICH

Ainsi furent les WAH 2 : Poèmes de Olivier DESCHIZEAUX, Harry SZPILMANN, Alain BRISSIAUD, Philippe BAJOLET, avec des textes de Orianne PAPIN

Une Voix, une oeuvre : "Abdul Kader El JANABI, poète bagdadi à Paris", par Christophe DAUPHIN, Poèmes de Abdul Kader EL JANABI

Vers les Terres libres : "William SOUNY, Mayotte suicide !", par Christophe DAUPHIN, Poèmes de William SOUNY

Les Pages des HSE : Poèmes de Elodia TURKI, Paul FARELLIER, Alain BRETON, Christophe DAUPHIN

Avec la moelle des arbres : Notes de lecture par Odile COHEN-ABBAS, Christophe DAUPHIN, Monique W. LABIDOIRE, Gérard CLERY, Paul FARELLIER

Infos / Echos des HSE : avec des textes de Jeanpyer POËLS, Jehan VAN LANGHENHOVEN, Christophe DAUPHIN, Jacques ARAMBURU, Jacques BERTIN, Marie-Christine BRIERE, Alain BRETON, Odile COHEN-ABBAS, Jacques TAURAND, Ilarie VORONCA, Claude ARGÈS

Hommages : G-E CLANCIER (1914-2018) & Oksana SHACHKO (1987-2018), par Christophe DAUPHIN, avec des textes de Georges-Emmanuel CLANCIER, Oksana SHACHKO, Lionel LATHUILLE

Paru le 1er novembre 2018

Éditeur : Les Hommes sans Epaules éditions

Genre de la parution : Revue

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.