Les Hommes sans épaules n°43

Les Hommes sans épaules n°43

Sommaire du numéro

Editorial : "La Poésie n’est pas un dire…", par Yves BONNEFOY

Les Porteurs de feu : Ounsi EL HAGE, par Christophe DAUPHIN, Jean-Paul HAMEURY, par Paul FARELLIER, Poèmes de Ounsi EL HAGE, Jean-Paul HAMEURY

Ainsi furent les Wah : Poèmes de Jean PEROL, Yoni AFRIGAN, Olga VASSILEVA, Frédéric TEILLARD, Francine CHARRON, Valère KALETKA, Joachim ARTHUYS, Louis PECCOUD, Alexandre BONNET-TERRILE

Dossier : "Lionel RAY ou le poème pour condition", par Paul FARELLIER, Poèmes de Lionel RAY

Une voix, une oeuvre : "Taslima NASREEN, poète bengali", par Christophe DAUPHIN, Poèmes de Taslima NASREEN

Les Inédits des HSE 1 : "Killalusimeno sur les bords du Neckar" par Frédéric TISON

Les Inédits des HSE 2 : "Aujourd’hui ailleurs" par Lembe LOKK

Les Inédits des HSE 3 : "Le Coiffeur désœuvré" par Philippe VIGNY

Les Pages des HSE : Poèmes de Claude de BURINE, Elodia TURKI, Paul FARELLIER, Alain BRETON, Christophe DAUPHIN

Portraits éclairs 1 : "Seuls nos yeux brillent, Christophe Dauphin et Réginald Gaillard" par Pierrick de CHERMONT, Poèmes de Réginald GAILLARD

Portraits éclairs 2 : "Entre l’éphémère et l’infinitude avec Jean-Louis Bernard", par Michel PASSELERGUE, Poèmes de Jean-Louis BERNARD

Avec la moelle des arbres : Notes de lecture de Jean CHATARD, César BIRÈNE, Gérard PARIS, Christophe DAUPHIN, Gwen GARNIER-DUGUY, avec des textes de André MALARTRE, Salman RUSHDIE, FEMEN, Xavier BORDES

Infos / Echos des HSE : avec des textes de Jean-Pierre LASSALLE, Jacques ARAMBURU, Frédéric TISON, Paul ELUARD, Michel BUTOR, Amir HASSAN, LJUBA, Christophe DAUPHIN, André BRETON, André PRODHOMME, Marc PATIN, Gérard CLERY, Odile COHEN-ABBAS, Annie LE BRUN, Cecilia WOLLOCH, Nanos VALAORITIS, Hervé DELABARRE, François MONTMANEIX, Alain BRETON, Sébastien COLMAGRO

Incises poétiques : Poèmes de Friedrich HÖLDERLIN, Fernando PESSOA

Paru le 1er janvier 2017

Éditeur : Les Hommes sans Epaules éditions

Genre de la parution : Revue

Poème
de l’instant

Stèles

La cime haute a défié ton poids. Même si tu ne peux l’atteindre, que le dépit ne t’émeuve : Ne l’as-tu point pesée de ton regard ?
La route souple s’étale sous ta marche. Même si tu n’en comptes point les pas, les ponts, les tours, les étapes, - tu la piétines de ton envie.
La fille pure attire ton amour. Même si tu ne l’as jamais vue nue, sans voix, sans défense, - contemple-la de ton désir .

*

Dresse donc ceci au Désir-Imaginant ; qui, malgré toutes, t’a livré la montagne, plus haut que toi, la route plus loin que toi,
Et couché, qu’elle veuille ou non la fille pure sous ta bouche.

Victor Segalen, Stèles, « Stèle au désir », 1912.