Les Hommes sans épaules n°48

Les Hommes sans épaules n°48

Éditorial : "La poésie en jeu", manifeste inédit, par Sarane ALEXANDRIAN

Les Porteurs de Feu : César MORO, par André COYNÉ, Jorge NAJAR, Roland BUSSELEN, par Christophe DAUPHIN, Poèmes de César MORO, Roland BUSSELEN

Ainsi furent les Wah 1 : Poèmes de Marie-Claire BANCQUART, XAVIER FRANDON, Cyrille GUILBERT, Jean-Pierre ELOIRE

Dossier : "GEORGES HENEIN, la part de sable de l’esprit frappeur", par Sarane ALEXANDRIAN, avec des textes de Guy CHAMBELLAND, Yves BONNEFOY, Henri MICHAUX, Joyce MANSOUR, Poèmes de Georges HENEIN

Ainsi furent les Wah 2 : "Les poètes surréalistes et l’Amour", par Hervé DELABARRE, Poèmes de Paul ELUARD, André BRETON, Philippe SOUPAULT, Benjamin PERET, Louis ARAGON, Pierre de MASSOT, Joyce MANSOUR, Ghérasim LUCA

Le peintre de coeur : "Madeleine NOVARINA, la Fée précieuse", par Christophe DAUPHIN, Poèmes de Madeleine NOVARINA

Les inédits des HSE : avec des textes de Janine MODLINGER

Les pages des Hommes sans Epaules : Poèmes de Elodia TURKI, Paul FARELLIER, Alain BRETON, Christophe DAUPHIN

Avec la moelle des arbres : Notes de lecture de Christophe DAUPHIN, Odile COHEN-ABBAS, Jean BENSIMON, Jean PEROL, Paul FARELLIER

Infos / Echos des HSE : Textes et poèmes de Jean ROUSSELOT, Christophe DAUPHIN, Simone WEIL, Lawrence FERLINGHETTI, Alain BRISSIAUD, Jimmy GLADIATOR, Jehan VAN LANGHENHOVEN, Abdul Kader EL JANABI, Adeline BALDACCHINO, François RUFFIN, Virgile NOVARINA

Paru le 1er septembre 2019

Éditeur : Les Hommes sans Epaules éditions

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.