Les Sonnets à Orphée

de Rainer Maria Rilke

Les Sonnets à Orphée

Traduit et commenté par Jean Bollack
Introduction et notes de Françoise Lartillot

Composés de deux parties comptant respectivement 26 et 29 poèmes, Les Sonnets à Orphée enserrent l’inspiration orphique dans une forme stricte qui les fait paraître plus apolliniens que les Élégies d’esprit davantage dionysiaque.
La traduction de Jean Bollack, publiée ici pour la première fois, est accompagnée en regard du texte original. Son objectif est de restituer pas à pas le processus de constitution du sens à travers la plus grande proximité philologique possible. Cette démarche, Jean Bollack l’a appliquée aux classiques grecs aussi bien qu’à Celan, avec Les Sonnets à Orphée, elle témoigne éloquemment de sa fécondité.
Son commentaire, rédigé en allemand, était demeuré manuscrit. Complément indispensable de la version française, il est reproduit dans la transposition qu’en donne Françoise Lartillot à qui nous devons de rendre ainsi accessible au public non germanophone le résultat d’une lecture intensive éminemment originale.

Paru le 14 janvier 2021

Éditeur : Les Belles Lettres

Genre de la parution : Recueil

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Lettre à Lou Andréas-Salomé

9 juin 1897,

Je veux emporter dans ma nuit la bénédiction de tes mains sur mes mains et mes cheveux. Je ne veux parler à personne, pour ne pas gaspiller l’écho de tes paroles qui tremble tel un émail sur les miennes et les fait sonner plus tendres ; et, le soleil couché, je ne veux voir aucune lampe pour allumer au feu de tes yeux mille bûchers secrets…

Rainer Maria Rilke, Lettre à Lou Andréas-Salomé.