Les Villes tentaculaires

d’Émile Verhaeren

Les Villes tentaculaires

Dossier par Arantxa Ferraguti.
Lecture accompagnée par Daniel Marin et Nicole Randon.

« Elle a mille / ans la ville, / La ville âpre et profonde ; / Elle résiste à l’usure du monde. »

Au moment de la révolution industrielle, un poète regarde ce que devient la ville : les usines ronflent nuit et jour, la bourse tressaille dès le lever du soleil, le bazar engloutit une foule qui se presse près des comptoirs, le port fourmille et bruisse. On perçoit un désenchantement en même temps qu’une fascination pour cette vie nouvelle. Le temps des mutations représente à la fois une crainte et un espoir : ces sentiments mêlés, nous les éprouvons aujourd’hui encore.

La ville, lieu de tous les possibles ?
Je découvre
J’analyse
Nous avons la parole
Prolongements

Pour la classe de quatrième.

Paru le 16 mai 2019

Éditeur : Gallimard jeunesse

Genre de la parution : Jeunesse

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.