Les chants de la terre de Friedrich Hölderlin

Les chants de la terre de Friedrich Hölderlin

Sa jeunesse rencontre des temps tourmentés. Réchappé du pastorat, le jeune idéaliste cherche dans l’exaltation spirituelle des idées révolutionnaires et l’idéal d’un modèle d’Harmonie antique dont il célèbre, dans une langue magnifique, les paysages et les rêves. Il est, sans que la plupart ne l’admettent parmi eux, le contemporain des grands romantiques allemands, dont Schiller, qui publiera son élégie annonciatrice, « La Grèce ». Hölderlin va se laisser envahir par une antiquité rêvée, en opposition aux réalités qu’il lui faut affronter. Vision splendide mais fracturée du divin que la réalité heurte sans cesse. Mais sans jamais − du moins avant les poèmes de la déraison − se détacher de sa terre natale, de ses fleuves, de ses montagnes qu’il voit et sait peuplés de divinités vivantes.

Paru le 1er janvier 2014

Éditeur : La Différence

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Alejandro Jodorowsky

Es como abrir un menhir con las manos

Cesad de buscar, vosotros mismos sois la puerta
y también los guardianes que prohiben la entrada.
A cada paso que dais os alejais del ombligo
convertidos en fantasmas sedientos de aventura.
Creeís que el matrimonio os libera de la muerte
o que el dinero os inscribe en la jerarquía divina.
Cesad de buscar, el filtro mágico es la conciencia,
ojo que puede regresar a las cuencas vacías de Dios
atravesando la muerte. Nadie se encuentra a sí mismo
recorriendo los mares o bajando a cavernas.
No es fácil, es como abrir un menhir con las manos
porque tenemos un alma más dura que la piedra.

Alejandro Jodorowsky, Traduit de l’espagnol (Chili) par Martin Bakero et Emmanuel Lequeux
dire ne suffit pas, no basta decir, Le Veilleur Éditions, 2003.