Les cinq noms de Résistance de Georges Guingouin

Auteur : Armand Gatti

Les cinq noms de Résistance de Georges Guingouin

Poème rendu impossible par les mots du langage politique qui le hantent mais dont les arbres de la forêt de La Berbeyrolle maintiennent le combat par son toujours maquisard « Don qui ? ».

Monaco, hiver 1942 : Armand Gatti a 18 ans et décide d’entrer en Résistance. Il prend le train pour le lointain plateau limousin, et rejoint le maquis pionnier que Georges Guingouin, instituteur communiste révoqué, organise dans la clandestinité.

Limoges, matin du 29 octobre 2005 : Georges Guingouin est mort depuis quelques heures ; Gatti descend du train et apprend la nouvelle sur le quai de la gare. Coïncidence extraordinaire avec un retour ; une émotion indicible l’envahit.

Montreuil, 10 avril 2006 : Armand Gatti nous livre ce poème.

Texte suivi d’un important lexique sur l’histoire révolutionnaire.

Couverture de Paul Rebeyrolle : Le Cyclope, hommage à Georges Guingouin (5,40 m x 5 m)

Paru le 1er septembre 2006

Éditeur : Le bruit des autres

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.