Les planches sur mon dos m’apprennent à marcher

Jean Portante

les planches sur mon dos m’apprennent à marcher
la tête en bas.

quand la ville se pose sur mes
pieds elle oublie sa vieillesse.

l’espoir est un manteau auquel il
manque un peu d’hiver.

c’est bon pour le moral.

il faudrait que coule en lui un filet
d’huile d’olive.

n’est-ce pas lui la rouille noire
que traverse l’origine.

n’est-ce pas elle la
guerre blanche qui refroidit l’haleine.

Poème publié dans l’anthologie Une salve d’avenir. L’espoir, anthologie poétique, parue chez Gallimard en Mars 2004

Poème
de l’instant

Papillon qui bats des ailes

Papillon qui bats des ailes
je suis comme toi –
poussière d’être !

Kobayashi Issa, 1763-1828.