Les presses du réel

Contact

35 rue Colson

21000

Dijon

Petite éternité – L'œuvre poétique tardive de Jean Hans Arp

2 septembre 2019

Petite éternité – L’œuvre poétique tardive de Jean Hans Arp

Une lecture rapprochée de la poésie tardive de Jean Hans Arp (1886-1966), figure majeure du mouvement Dada à Zurich, ami des surréalistes, peintre, sculpteur, également auteur d’une importante œuvre poétique bilingue, en allemand et en français, qui couvre plus d’un demi-siècle de création (avec un choix de poèmes encore inédits).
Comment se renouveler pour un dadaïste lorsque l’on a déjà derrière soi plusieurs décennies de création, et que l’on revendiquait la nouveauté radicale comme principe esthétique ? (…)

La poésie à outrance – À propos de la poésie élémentaire de Julien Blaine

1er septembre 2014

La poésie à outrance – À propos de la poésie élémentaire de Julien Blaine

Les 37 textes, pour certains inédits, et les 25 auteurs de La Poésie à outrance s’arrêtent sur la poésie polymorphe de Julien Blaine. L’ensemble qu’ils composent propose des clés biographiques, thématiques, notionnelles et conceptuelles qui examinent et mettent en perspective les procédés poétiques que le poète affectionne. Il signale aussi à quel point sa poésie suscite et fait avancer la réflexion sur la poésie contemporaine. Julien Blaine, poète prolifique, traverse la seconde moitié du XXème siècle, aux (…)

Poème
de l’instant

Carl Norac

Petit poème pour y aller

Un poème parfois, ce n’est pas grand-chose.
Un insecte sur ta peau dont tu écoutes la musique des pattes.
La sirène d’un bateau suivie par des oiseaux, ou un pli de vagues.
Un arbre un peu tordu qui parle pourtant du soleil.
Ou souviens-toi, ces mots tracés sur un mur de ta rue :
« Sois libre et ne te tais pas ! ».
Un poème parfois, ce n’est pas grand-chose.
Pas une longue chanson, mais assez de musique pour partir
en promenade ou sur une étoile,
à vue de rêve ou de passant.
C’est un aller qui part sans son retour
pour voir de quoi le monde est fait.
C’est le sourire des inconnus
au coin d’une heure, d’une avenue.
Au fond, un poème, c’est souvent ça,
de simples regards, des mouvements de lèvres,
la façon dont tu peux caresser une aile, une peau, une carapace,
dont tu salues encore ce bateau qui ouvre à peine les yeux,
dont tu peux tendre une main ou une banderole,
et aussi la manière dont tu te diras :
« Courage ! Sur le chemin que j’ai choisi, j’y vais, j’y suis ! ».
Un poème, à la fois, ce n’est pas grand-chose
et tout l’univers.

Carl Norac, inédit, pour le 22e Printemps des Poète / Le Courage