Les souvenirs m’observent

Auteur : Tomas Tranströmer

Les souvenirs m'observent

Traduit du suédois par Jacques Outin

Ce recueil de proses poétiques n’est pas un ouvrage autobiographique dans le sens classique du terme. Il relate une période allant de la quatrième à la dix-huitième année de la vie de Tomas Transtrômer, nous faisant participer de manière fragmentaire à sa petite enfance et à son adolescence, et au moment où le lycéen rédige ses premiers poèmes. Partant du point de vue que l’être humain est semblable à un arbre et qu’il porte son histoire en lui, Transtromer nous suggère que nous vivons les expériences les plus marquantes au début de notre existence. Ainsi, il nous relate comme à distance des souvenirs parfois insignifiants mais à jamais gravés dans notre mémoire. Dans cette chronique des années d’apprentissage, le poète révèle les voyages métaphoriques entre divers états de réalité et de conscience. Il confie tel un talisman le passage secret vers l’écriture de l’âge adulte.

Paru le 1er septembre 2004

Éditeur : Le Castor Astral

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.