Lettre à Louise Colet

22 août 1853,

Toi, je t’aime comme je n’ai jamais aimé et comme je n’aimerai pas. Tu es et resteras seule, et sans comparaison avec nulle autre. C’est quelque chose de mélangé et de profond, quelque chose qui me tient par tous les bouts, qui flatte tous mes appétits et caresse toutes mes vanités.

Gustave Flaubert, 1821-1880, Lettre à Louise Colet.

Poème
de l’instant

Anna de Noailles

Chaleur

Tout luit, tout bleuit, tout bruit,
Le jour est brûlant comme un fruit
Que le soleil fendille et cuit.

Anna de Noailles, 1876-1933, « Chaleur », L’ombre des jours, 1902.