Lettres Vives

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Les lèvres et la soif d'Yves Namur

1er septembre 2016

Les lèvres et la soif d’Yves Namur

comme si c’était un infime tremblement de paille
ou de la poussière blanche,
comme si c’était l’haleine d’un songe
ou un charbon de neige,
un oiseau s’est ainsi posé au bord du vide,
au bord de la pensée,
tout au bord du silence,
tout au bord d’un poème entrouvert,
[…]
In Les lèvres et la soif, © Lettres vives, 2016, p.13

Le Maître de la poussière sur ma bouche

1er décembre 2009

Le Maître de la poussière sur ma bouche

"Voici un texte sur le silence de mon grand-père. Et l’ombre de ce silence qu’était ma grand-mère. Au village on les appelait la planche et le silure. J’ai grandi comme un petit pois et une mouche dans le feuillage de leur visage qu’un sourire parfois entrouvrait pour me laisser partir. Leur patience m’a appris cette danse de l’arbre qui lâche ses oiseaux entre le ciel et la terre. Que jouir se frotte sur le trou de pic vert caché sous les jupes des filles. Et que ma vie réelle passait comme un nuage (…)

L'identité obscure

1er mars 2009

L’identité obscure

Collection Terre de poésie
"Chant IV
Tu t’es arrêté tu as fermé les yeux pour être
un instant dans l’image, avec le jaune des poires,
le silence à peine, juste ce qu’il faut pour dire,
c’est la vie, ne bouge pas, sinon comme le chat…"

Dieu ou quelque chose comme ça d'Yves Namur

1er mai 2008

Dieu ou quelque chose comme ça d’Yves Namur

Petit traité d’un agnostique ou à tout le moins de quelqu’un qui se croyait ainsi bâti.

Carnet d’un buveur de ciel

1er novembre 2007

Carnet d’un buveur de ciel

A la fois journal, poème, essai, méditation philosophique. Toujours en quête d’une jointure improbable entre l’absence et la présence, la lumière et les ténèbres, la chair et l’esprit, l’instinct et la pensée, la fusion et la séparation, l’auteur s’appuie cette fois sur le ciel pour pousser plus avant son interrogation sur le sens de la vie.

Sainte horreur du poème

1er octobre 2003

Sainte horreur du poème

"Écoutez cette écriture naufragée. Mais doucement naufragée. Sainte horreur du poème pour faire dire au poème tout ce qu’il ne peut dire. Pour le hérisser en scintillements d’impossible. Sainte horreur, sans doute, de tout poème qui ne serait pas ce lâcher-prise où la langue se délivre d’elle-même. Écoutez. Pas de round d’observation. Les mots poussent de toutes parts, entre étoiles et poussière. Le poème ? Pur désir de vertige, au plus amoureux de la langue. La parole ? Une vraie chair d’esprit, en prise sur (…)

Fidélité à l’éclair de Roberto Juarroz

1er novembre 2001

Fidélité à l’éclair de Roberto Juarroz

collection Terre de poésie
Traducteur : Jacques Ancet. Les réfléxions de R. Juarroz sur l’origine, sur l’enigme de la création et sur la magie opérative du silence s’intensifient dans sa relation amicale avec Antonio Porchla.

L’arbre de vie du vide de Michel Camus

1er octobre 2001

L’arbre de vie du vide de Michel Camus

collection terre de Poésie
Préface de Bassarab Nicoleseu " Le silence joue un rôle capital dans l’alchimie opératoire de l’Arbre de vie du vide qui nous apparaît comme un véritable traité du silence : la première œuvre transpoétique.

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.