Lettres à Madeleine

suivi de Tendre comme le souvenir

Auteur : Guillaume Apollinaire

Lettres à Madeleine

Première parution en 2005.
Édition de Laurence Campa.
Édition revue et augmentée.

Le 2 janvier 1915, Guillaume Apollinaire prend le train en gare de Nice après une permission de quarante-huit heures. Il retourne au 38e régiment d’artillerie de campagne de Nîmes où il fait ses classes. Dans son compartiment, il rencontre une jeune femme, Madeleine Pagès, qui doit embarquer à Marseille. Les deux voyageurs se plaisent, parlent de poésie, échangent leurs adresses.

Trois mois plus tard, Apollinaire envoie du front de Champagne sa première carte postale à Mlle Pagès. Très vite, leurs lettres prennent un tour badin puis fort tendre. Pendant plusieurs semaines, le poète encourage sa « petite fée » à se déclarer : « écrivez-les ces mots qui font que l’on vit », l’implore-t-il. Après les aveux, se développe une relation épistolaire d’une liberté inouïe, fondée sur le mythe du coup de foudre et de l’amour idéal.
Comblant toutes les distances, unissant la grave dignité du combattant à la sensualité lyrique de l’amoureux, les lettres d’Apollinaire défendent sans trêve la poésie, la beauté et la vie.

Paru le 5 octobre 2010

Éditeur : Gallimard

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

L’inspiration

un voyage m’attend
devant la feuille blanche
les ombres prennent chair
et les choses s’animent
on entend la comtoise
prendre le pouls du temps

Jean-Claude Albert Coiffard, « L’inspiration », Revue Poésie / première, 2021.