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L'infini Désir de l'ombre d'Elodia Turki

1er mai 2017

L’infini Désir de l’ombre d’Elodia Turki

"Combien d’ombres sur l’ivresse Illusions de velours - les jeux sont fermés - Vite inventer le songe Le septième chemin de joie et de feu"
L’œuvre d’Elodia Turki est un inlassable chant d’amour aérien, dont certaines pièces n’auraient sans doute pas été reniées par Hâfez, le grand maître de la poésie persane, lui-même. Langage épuré, image sensuelle et soigneusement ciselée, vocabulaire précis ; chez Elodia Turki, l’amour côtoie le doute, la solitude, l’attente, l’absence et le questionnement de soi. Elodia (…)

Jusqu'au coeur d'Alain Brissiaud

1er mai 2017

Jusqu’au coeur d’Alain Brissiaud

Le fragment n’existe plus du poème. Relié au cosmos, au rythme de l’Univers, le souffle essaimé par la puissance des images tracées par la langue d’Alain Brissiaud ouvre aux horizons inexplorés d’une dimension sacrée, celle de l’Art, lorsque la Littérature existe, encore, à nouveau. L’évocation du paysage et la rencontre amoureuse deviennent supports d’un questionnement sur le rapport au monde et au sens. Au-delà de l’épaisseur référentielle du langage, et bien ailleurs que dans sa trame autotélique, cette (…)

Drôles de rire d'Alain Breton et Sébastien Colmagro

1er avril 2017

Drôles de rire d’Alain Breton et Sébastien Colmagro

Drôles de rires
Aphorismes, contes et fables, une anthologie de l’humour de Allais Alphonse à Allen Woody
Livre (et Disque joint, avec les voix d’Yves Gasc, de Janine Magnan et de Philippe Valmont). Préface d’Alphonse Terrani. Avant-rire d’Henri Bergson. Dessins de Serre, Chaval, Piem, Mose…
Doit-on présenter Voltaire, le plus grand écrivain de son temps, selon Goethe, le « Français suprême » ? Evoque-t-on Rabelais —, dont la langue, archaïque et moderne, est pavoisée des savoirs de l’époque —, (…)

Dépit du bon sens de Yves Boutroue

1er décembre 2016

Dépit du bon sens de Yves Boutroue

Mettre un mot devant l’autre
et recommencer
Marche du rêve
Marche du temps
un soupir dans la ville

Au pas des gouffres d'Alain Brissiaud

1er décembre 2015

Au pas des gouffres d’Alain Brissiaud

"Je voudrais te prendre aux mots
enlacer ta parole dans la brume des sables
à l’impeccable chant ôter ma paume
et peser du poids de la pierre
tant lisser ce sang pur apeuré
et rendre poudre fine ton silence
tant vit en toi le balancier des vents
entendre ton rire au seuil du départ
las
à la nuit ils vinrent t’empoigner
et tes lèvres frémirent
tu chuchotais encore l’or et le (…)

Mains d'ombre d'Elodia Turki

1er décembre 2015

Mains d’ombre d’Elodia Turki

Ici nous sommes, comme pour toujours, perdus retrouvés dans notre souffle, entourés de murmures, les mains ouvertes sur le vide apparent qui nous enveloppe. Nous hésitons : sommes-nous seuls ? Sommes-nous avec les autres ? Sommes-nous l’autre ? Tous les autres ? Qui parle à qui quand nous parlons ? Et à travers nous, qui parle ? De gestes en paroles, de rêves en éveil, le monde nous entraîne dans sa ronde… Certaines choses que l’on dit… Certaines choses que l’on nous dit, puis… plus rien de ce que (…)

Le champ des louves de Sonia Branglidor et Marine Riguet

1er mars 2015

Le champ des louves de Sonia Branglidor et Marine Riguet

"A pas de louve, elles traversent le présent
Soulevant la poussière des souvenirs
La ronde des coquelicots
Frissonne dans leurs pupilles
Qui scintillent de courage"

Coeur pasager de Marie-Christine Brière

1er mars 2014

Coeur pasager de Marie-Christine Brière

Dans ce village de pierre les secrets
ne fument plus par les cheminées les fleurs
poussent en oubli sur des meules arrêtées
Comme en un poème des seuils
Bonnefoy revisité -
la couleur des troncs qui luisent
tire une ligne blanche dans l’ombre…

Poèmes accordés, Lettre à Laurent d'André Prodhomme

1er novembre 2013

Poèmes accordés, Lettre à Laurent d’André Prodhomme

"La ville est faite pour l’enfant
Qui ne porte pas le nom de son père
Il marche dans les rues avec ses galoches sidérales
Identité transitoire
Lorsqu’on crache sur elle
C’est lui
Qui transmet vers l’exosphère…"

Tu vas attraper froid (ethopées) d'Eric Sénécal

1er octobre 2012

Tu vas attraper froid (ethopées) d’Eric Sénécal

FERMENT
(extraits)
1.
Persuadé aujourd’hui
L’été n’est pas blanc. Pas blanc ! Mais demain ?
La nuit me bougera-t-elle à l’intérieur, bougera-t-elle
Mon œil, mon regard
mes suites de mots, pour s’enfourcher sur d’autres vides, de
moi Inconnus ? L’été n’est pas blanc,
alors ?
Le désordre (écrire le désordre) dévoile son vide au fur et
à mesure que je l’empile, lui donne mes corps
Pour mots.
Je vieillarde.
Ris, vieux con, ris ! RIS !
Donne-toi (…)

Poème
de l’instant

Carl Norac

Avant de tout dire

Toute la beauté du monde, je ne peux pas te la dire. Mais rien ne m’empêche d’un peu l’approcher avec toi.

Il y a de si grands murs qui cachent les jardins, des dépotoirs au bord des plages, des ghettos dans des îles, tant de blessures aux paysages.

Par bonheur, un peu de splendeur demeure alentour et le dire, même tout bas, par amour, c’est croire encore qu’un jour, nous irons la trouver, toute la beauté du monde.

Carl Norac, « Avant de tout dire », Le livre des beautés minuscules, Éditions Rue du Monde.