Librairie La Brêche

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Bergerac

Suite du voyageur sans titre

1er octobre 2008

Suite du voyageur sans titre

Bref éloge du vent
sur la digue où le courant du
fleuve clapote où sont tendus
des gaules les fils transparents
on entend bien le chant du vent
dans les roseaux contant fleurette
le froufrou des lupins pris d’aise
quand le jupon trop court volette
aux jambes nues d’une Hollandaise
île d’Offrard, 28 juillet 2007

Le voyageur sans titre

1er septembre 2005

Le voyageur sans titre

"L’Addition
Et puis j’ai fait
le tri,
le grand tri,
ce qui s’en va,
ce qui s’en vient,
une fois le trait tiré,
une soustraction,
la grande soustraction."

Poème
de l’instant

Charles Baudelaire

Petits poèmes en prose

Votre œil se fixe sur un arbre harmonieux courbé par le vent ; dans quelques secondes, ce qui ne serait dans le cerveau d’un poëte qu’une comparaison fort naturelle deviendra dans le vôtre une réalité. Vous prêtez d’abord à l’arbre vos passions, votre désir ou votre mélancolie ; ses gémissements et ses oscillations deviennent les vôtres, et bientôt vous êtes l’arbre. De même, l’oiseau qui plane au fond de l’azur représente d’abord l’immortelle envie de planer au-dessus des choses humaines ; mais déjà vous êtes l’oiseau lui-même.

Charles Baudelaire, Petits poèmes en prose, « Le Théâtre de Séraphin », 1868.