Lieux d’être n°43 : la seconde neige

Lieux d'être n°43 : la seconde neige

Que la neige soit le don de quelques bonheurs de lecture ! Ces bonheurs que vous trouverez dans le n° 43 La seconde neige qui vient de paraître en cet hiver 2006/2007 dont le sommaire vous invitera à découvrir les auteurs et les illustrateurs. Je vous laisse les découvrir :
Lieux Écrits : Ile Eniger, Max Alhau, Jean-Claude Villain, Véronique Joyaux, Daniel Leduc, Anne-Marielle Wilwerth, Gérard Cousin, Chantal Dupuy-Dunier, Étienne Orsinin Brigitte Gyr, Véronique Daine, Raymond Farina, Sophie Masson, Muriel Verstichel, Jean-Claude Coiffard, Madeleine Carcano, Dominique Sorrente, Geneviève Raphanel, Claire Ceira, Paul Bergèse, Henri de Camaret, Chantal Couliou, Georges
Rose, Roger Thirault, Marc Baron, Marie-Paule Richard, Julie Turconi, Régis Louchaert, Françoise Joly et Michel Lambiotte et sous la mince couche de neige se révèlent les illustrations photographiques de Sylvie Schellenberger et d’Yves Debruyne en son Pays de Pévèle.
Un « Lieux Rencontre » avec et autour d’André Rochedy des poèmes inédits et poèmes parus dans le n° 35 “Attente” de la revue Lieux d’Être ; un entretien Geneviève Raphanel avec Claude Vercey ;
des témoignages autour d’André Rochedy ceux de Colette Andriot, Pierre Ceysson, Georges Chich,
Jean-Gabriel Cosculluela, Mohammed El Amraoui,, Régis Louchaert, Leïla Lovato, Jean-François
Manier et Martine Melinette, Aline Roméas, Jean-Pierre Siméon, Dominique Sorrente et Jeanine
Baude et l’hommage émouvant de Ladislas Kijno « Petite Icône ».
Dans les « Lieux Écrits » d’Eugène Michel, Bruno Doucey et des élèves de terminale littéraire au
lycée privé de Marcq-en-Baroeul (59) : Florent Gouverneur, Stéphane Partiot, Maxime François-
Marsal et Laurette Verheyde

Paru le 1er mai 2007

Éditeur : Lieux d’Etre

Genre de la parution : Revue

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.