Lieux épars de Jacques Izoard

Lieux épars de Jacques Izoard

Qui souffle sur la paume !
L’haleine rêve de roses
et nul ne caresse l’eau
qui coule à travers corps
pour mieux irriguer les poèmes.
Invisible haleine sans mots !
Tout dire sans rien dire !

Ton fragile regard en mon regard.
Et l’aérienne existence
proche du vent, de la clarté !
Ne ferme pas les paupières.
Poussière d’or : un seul reflet.

Paru le 1er janvier 2008

Éditeur : La Différence

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Jacques Darras

La Maye réfléchit

je froisse le temps
sa porte s’ouvre
et moi j’attends
qu’un oiseau entre m’annoncer
qu’il est grand temps que je m’envole
mes ailes d’enfant
sont repliées
quel est le livre
quelle est la page ?

Jacques Darras, La Maye réfléchit, Éditions Le Castor Astral & In’hui, 2020.