Lucie éditions

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Vois des astres le détour - Chant d'amour en temps de guerre -fragments de 1915-

1er février 2013

Vois des astres le détour - Chant d’amour en temps de guerre -fragments de 1915-

"J’ai découvert par hasard - mais le hasard existe-t-il ? - une petite boîte en chêne vernie contenant les fragments d’une lettre. elle était dissimulée derrière une étagère poussiéreuse d’une librairie de second-hand books, sur Charing Cross Road, à Londres, probablement depuis fort longtemps. Ma curiosité a été attisée par les morceaux épars de cette missive manuscrite, rédigée en anglais, à l’encre noire. Elle est datée du 12 novembre 1915 et signée : Sandor (…)

acoustique présence du cri

1er juin 2012

acoustique présence du cri

"Blanc de la page est
le gouffre de ma mémoire.
J’y vois une tour d’ivoire."

Enfant nu comme l'instant aux ruines de la durée

1er octobre 2010

Enfant nu comme l’instant aux ruines de la durée

Illustrations (monotypes) de l’auteur
Les poèmes rassemblés dans ce recueil sont des méditations issues d’un instant précis – celui du regard sur le monde, le paysage, le ciel, un visage, ou bien même cette maison en démolition qui a suscité le poème éponyme.
L’instant est également initiatique puisque ce cheminement poétique permet de révéler ce qui autrement demeurerait sans voix.
« L’enfant mis à nu sur la paroi du cœur démoli
possède l’intuition d’une science qui nous dépasse –
notre au-delà, la (…)

Poème
de l’instant

Stéphane Crémer

La Terre

Au sortir d’un rêve à Brasilia j’ai empoigné
la terre, déjà si âcre à mes mains
que leurs paumes m’ont paru des papilles
d’où montait un goût avec son parfum.

Quelqu’un est mort bien loin ce matin
et j’ai pensé, en me baissant jusque là
pour l’emporter à mon tour, que je saurais
l’y ensevelir à ma manière en secret.

Ainsi – car n’allons pas priver la poésie
de sa logique : ni car ni ainsi ne sont proscrits
du poème, ni aucuns mots, pourvu qu’ils s’unissent
en pensée par-delà les marges noires du faire-part ! – ,

ainsi je garde près de moi, dans des flacons
comme une épice sur l’étagère de ma cuisine,
ce pigment rouge du Brésil dont je sais qu’un jour,
empesé à l’amidon de mon choix, un beau jour

nous partagerons la délicieuse peinture mitonnée
qui montrera, aussi bien qu’une Joconde enfin
pour de bon éclipsée de son cadre, ce qu’il reste
de cette disparition : un paysage, et son horizon !

Stéphane Crémer, compost, Éditions isabelle sauvage, 2013.