Macadam, courir les rues

de Mo Abbas

Macadam, courir les rues

Illustrations de Julien Martinière
Traduction de l’arabe par Nada Issa

Poète itinérant du macadam, Mo Abbas observe et croque en détails et en jeux de mots les incongruités urbaines, consigne les panneaux de signalisation, les noms des rues insolites, des devantures de snacks, les cris des gabians, les cris des mamans, les bruits, les voix, les sons, les têtes, les bêtes… Julien Martinière a mis en scène un bestiaire et un ours dans les rues de la ville. Un ours avec un chapeau, des lunettes, une moto, des oiseaux, des lézards et des hommes, tout cela est-il bien urbain ?

Paru le 5 mars 2020

Éditeur : Le port a jauni

Genres de la parution : Jeunesse Recueil

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

L’homme désert

Il n’y a pas d’aigle sans désirs.
Il n’y a pas d’aveugle sans regard.
Il n’y a pas de Bonheur.

Mais il n’y jamais ce chant tournoyant et délivrant, cette Parole de toujours, cette terrasse de splendeur portée entre les bras du jour, il n’y a pas ce chant et cette bouche qui chante, et ce corps qui chante cette bouche, et ce désir qui chante ce corps qui l’emporte à sourire, s’il n’y a pas Celle même qui attend encore, au milieu des palmes et des pluies, d’être déliée de son ombre.

André Delons, L’homme désert, Éditions Rougerie, 1986.