MaelstrÖm

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B- 1200

Bruxelles

Ouf

1er juin 2015

Ouf

Laurence Vielle ne manque pas de souffle. Elle court dans les
trains, elle marche sur la terre. Elle cavale les mots, elle fréquente
assidûment. Elle écrit par vivre. Elle vit par écrire. Elle vit tout court,
naturellement. Mais tout aussi naturellement, elle écrit court aussi.
Elle n’écrit pas finalement. Elle ne cherche pas à écrire, comme
disait l’autre : elle trouve. Elle trouve par terre, bien sûr, gros malin,
sur terre où sont les humains. C’est une philosophe de la rue.
Elle n’a rien à (…)

Poésie art de l'insurrection de Ferlinghetti

1er février 2013

Poésie art de l’insurrection de Ferlinghetti

"Je te fais signe à travers les flammes.
Le Pôle Nord a changé de place.
La Destinée Manifeste n’est plus manifeste.
La civilisation s’auto-détruit.
Némésis frappe à la porte…"

Blind Poet de Lawrence Ferlinghetti

1er janvier 2004

Blind Poet de Lawrence Ferlinghetti

"L’heure est venue pour vous de parler
Vous tous, amants de la liberté
Vous tous amants en quête du bonheur
Vous tous amoureux et dormeurs
Enfoncés dans vos rêves intimes…"
Lawrence Ferlinghetti est né à Yonkers en 1919. En 1953 il fonde à San Francisco la célèbre librairie City Lights à laquelle s’adjoindradès 1955 la maison d’édition du même nom. La publication du Howl de Allen Ginsberg, en 1956, et son arrestation et procès pour obscénité, qui devait se conclure par un verdict d’acquittement, (…)

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.