Surgères

Coordonnées :
Adresse : Square du Château
BP 59
17700 Surgeres

Contact : Madame Catherine Desprez
Téléphone : 05 46 07 00 23
Site internet

Surgères (6600 habitants) située au nord de la Charente Maritime en plein cœur de la plaine d’Aunis, est la première ville de la Charente Maritime à avoir obtenu le label « ville en poésie ». Sa bibliothèque municipale, à l’intérieur des remparts près de la très belle église romane offre un cadre harmonieux propice à la rêverie et à la réflexion.
Depuis 10 ans, une attention particulière a été apportée à l’enrichissement du fonds poésie ; des rencontres avec des poètes, des brigades poétiques et lectures dans la rue ont fait vivre la poésie dans la ville.
En 2013, à deux pas de la bibliothèque, la création d’un promenoir poétique dans le Jardin des Roses -clin d’œil à Ronsard- inauguré le 1er Juin en présence des poètes Sofia QUEIROS et Patricia COTTRON-DAUBIGNÉ, les partenariats avec le collège Hélène de Fonsèque, le lycée du Pays d’Aunis, les écoles primaires de la ville, le Palace (salle de spectacle), la Librairie des Thés, le dynamisme du groupe de poésie de la Bibliothèque Municipale ont permis d’intensifier la présence active de la poésie dans la ville.
La Municipalité souhaite amplifier le développement d’actions poétiques en donnant des noms de poètes à des rues nouvelles, en enrichissant le promenoir poétique, en multipliant les projets favorisant les collaborations avec les établissements scolaires. Elle prête une oreille attentive aux suggestions du groupe poésie qui est force de proposition en travaillant à faire tomber les préjugés qui s’attachent au mot Poésie. Celle- ci n’est en effet pas réservée aux enfants et aux femmes, elle ne se décline pas uniquement en vers, elle ne supporte aucun corset, elle les fait craquer. Elle se trouve partout : dans les mots et le partage, elle s’ouvre à toutes les voix, elle est éclairage, ouvre des portes et invente des Possibles.

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.