Eu

Coordonnées :
Adresse : rue Jean Duhornay
BP 38
76260 Eu

Contact : Monsieur Michel Barbier
Email : barbier@ville-eu.fr

Eu est une « Ville en Poésie »

Eu est une petite ville historique et provinciale située aux confins de la Normandie et de la Picardie, à 3 km de l’estuaire de la Bresle (à 3 km du Tréport (76) et de Mers les Bains (80), au sud de la Côte Picarde).

Depuis 15 ans, la ville en partenariat avec le Lycée Michel Anguier participe au « Printemps des Poètes » qui réunit chaque année de plus en plus de participants.

Lectures, spectacles, animations poétiques, expositions, nuits vidéos ponctuent ce rendez-vous devenu, au fil du temps, indissociable de la vie culturelle locale.

À ces animations s’ajoutent des pratiques d’écriture et de lecture à voix haute au sein du lycée Anguier.

Avec la complicité de la librairie « Encre Marine » et de la « Bibliothèque Pour Tous », des rencontres avec les poètes français et étrangers en résidence sont organisées afin d’ouvrir la poésie à un plus large public.

La poésie occupe également une place prépondérante au sein du Salon du Livre qui aura lieu le samedi 18 mai prochain.

Claude Beausoleil, poète québécois nous honore de sa présence depuis de nombreuses années et nous est d’un grand soutien pour mener à bien cette manifestation. Il est également finaliste du grand prix de poésie de l’Académie Française qui sera décerné en juin prochain.

La ville d’Eu est engagée en poésie depuis longtemps, mais cela ne l’empêche pas d’être ouverte sur le monde et de développer particulièrement la culture sous tous ses aspects (théâtre, festival de mots croisés, concerts…).

Fière d’avoir obtenu ce label qui salue le travail des militants culturels, passionnés de poésie, Eu compte bien poursuivre ses efforts en la matière.

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.