Villefontaine

Coordonnées :
Adresse : Place Pierre Mendès France
BP 88
38093 Villefontaine

Contact : Madame Catherine Saugey
Téléphone : 04 74 96 70 01
Email : culture@mairie-villefontaine.fr
Site internet

Villefontaine soutient depuis de nombreuses années, le travail patient et obstiné de la Cave Littéraire et des Bibliothèques municipales pour assurer un rayonnement de la poésie dans la ville.
La Cave Littéraire est une association qui détient une poéthèque rassemblant 36 500 revues poétiques depuis 1850. Elle a près de 200 « rendez-vous poétiques » à son actif et partage sa passion depuis 20 ans lors d’ateliers mensuels d’écriture. Christine Duminy-Sauzeau, présidente de l’association, et Jean-Paul Morin, adjoint de l’association et citoyen d’honneur villard 2012, ont tous deux joué un rôle prépondérant dans le développement de la poésie. Selon eux « écrire est un pouvoir », le pouvoir de faire passer ses sentiments et ses idées.
En plus de l’importance notable de cette association dans la vie poétique villarde, il faut aussi noter le travail remarquable fournit par les bibliothèques municipales. Pour faire connaitre le monde de la poésie de tous, de nombreuses actions sont menées tant avec les établissements scolaires de la ville qu’avec les différentes maisons de quartiers, comme à l’occasion de la journée de la femme par exemple.
Ce label vient couronner un engagement et La Cave Littéraire qui est devenue Maison de la Poésie.

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.