Maison de poésie

La Maison de la Poésie est une Fondation reconnue d’utilité publique par décret du Président de la République en date du 9 août 1928. Son statut privilégié assure son indépendance. Elle est administrée par un Conseil de sept poètes. Au service de la poésie et des poètes, elle organise diverses activités (matinées littéraires, Parloir des Poètes, Journal parlé de la Poésie, etc.). Elle distribue des Prix littéraires et organise, avec le Ministère de la Jeunesse et de l’Éducation nationale, le Prix de la Poésie pour la Jeunesse et le Prix Arthur Rimbaud, dotés de 5 000 euros chacun.
Elle édite des recueils de poèmes et publie une revue trimestrielle, Le Coin de table, La Revue de la Poésie (poèmes, études, chroniques, etc.). Abonnement : 50 euros.
Spécimen gratuit sur demande.

Edition de poésie

Poésie contemporaine
Collection Poésie pour la jeunesse
Revue de poésie "Le coin de table"

Année de création : 1929

Nombre de parutions par an  :
recueils : variable
revue : 4

Accepte de recevoir des manuscrits

Editeur
 : Jacques Charpentreau
Tél : 01 40 23 45 99

Contact

9 rue Ballu

75009

Paris

Oeuvre poétique de Philippe Chabaneix

1er janvier 2002

Oeuvre poétique de Philippe Chabaneix

Textes rassemblés et présentés par Jean-Luc Moreau
QUATRE VERS
T’évoquerai-je au bois cruelle et si jolie
Sous ton chapeau de paille orné de rouges fleurs,
Ou plus tard en cheveux laissant couler tes pleurs
Et me disant : "T’aimer, ah ! n’est-ce point folie" ?

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.