Maison posée sur le paysage à la saigné de l’air

Vénus Khoury-Ghata

Maison posée sur le paysage à la saignée de l’air

Maison malgré ses fumées qui marchent à reculons dans le ciel absent

Quatre fenêtres pour allumer la nuit éteindre le jour et un sentier à deux traits de crayon

Un vent à trois cordes fait frémir les barreaux des fenêtres

pilleur de ruches

mangeur de miel sous les yeux de l’apiculteur vu de dos et qui ne peut que se désoler

la maison dit-il est accroupie sur un livre et la page n’est pas tournée

Poème
de l’instant

Les quatre coins du cœur

Un garçon qui, avec le courage des simples, aimait ce qu’il désirait, admettait ce qui l’émouvait, bref, s’y livrait sans se débattre. Naïvement, comme plus personne – ou si peu – n’en avait la possibilité, le courage ou la simplicité en ce siècle.

Françoise Sagan, Les quatre coins du cœur, Éditions Plon, 2019.