Mathias Lair

Mathias Lair a découvert l’édition de poésie au travers du compte d’auteur. Ce qui l’a amené à créer le CALCRE (Comité des auteurs en lutte contre le racket de l’édition), puis à s’intéresser à la condition des écrivains en devenant président du SELF (syndicat des écrivains de langue française), en participant aux activités du CPE (Conseil permanent des écrivains) et à la création de la Maison des écrivains. Il est administrateur de la SGDL (Société des gens de Lettres), et du MOTif (Observatoire du livre et de l’écrit en Île-de-France).
Il a animé plusieurs revues, dont MOT POUR MOT (1981-85).
A côté de la poésie, il a publié trois ouvrages sur les expressions populaires, et une histoire des cuisiniers. Poète discret, on le rencontre surtout en revues.

Extrait

La sphynge : qui suis-je ?
Œdipe : c’est toi, maman !
–––––––––––––––––––––
Source des paniques le
monstre d’amour
indéfini masculé
fhomme au doux baiser
d’aspic lève en moi
d’une stupeur de miel
d’angoisse de jouir
d’un cri me noue
les tripes d’un geste
d’amour
–––––––
Douceur féroce
misérable impérieux
il faut la porter la
soigner dans l’attente
qu’elle morde la caresse
adressée d’elle
à moi la terre chancelle
sous mes pieds le gouffre
possible bonté renversée
comme le gant d’une
toilette définitive peut-être
le ciel est lourd
de glace où voir l’infime
en elle jeté

Bibliographie

  • Il y a poésie, Editions isabelle sauvage, 2016
  • Ainsi soit je, La rumeur libre, 2015
  • La chambre morte, Lanskine, 2014
  • Oublis d’ébloui, cinq récits amoureux, 2013
  • Pas de mot pour, éclats d’encre, 2010
  • Quimiac suivi de Ici, Encres vives, 2010
  • La femme de Kovalam, et autre fictions érotiques, Gros texte, 2009
  • Accords perdus, Gros Textes, 2006
  • Tamraght, Maroc, août 96, Ed. Poseïdon, 1997
  • Chant clos, un atelier d’écriture en prison, Ed. Régionales, 1990
  • Renouer, chez l’auteur, 1989
  • Journal en Lair, Ed. Apostrophe, 1979
  • Le sexe fort, Collection 69, 1979
  • Mes dérobées, Ed. Pierre-Jean Oswald, 1977

    En revues
    Chronique Il y a poésie, Décharge, du n° 122 à aujourd’hui

    Émonctoire, Chorus n°5 / Vieux jeune homme, Foldaan n°6 / D’où venons-nous, Levée d’encre n°3/4 / Histoire du chien Wotan, du Violoniste et de la Belle, Nouvelles nouvelles n°8 / Accords perdus, Décharge n°53, 64, 66, 68, 71, 73, 78 / Éloge de la cruauté, Le Guépard n°3 / Adieu, Sapriphage n°10 / Ceci est mon corps, M 25 n°151 / Ici, La Révolte des chutes n°7 / L’amour de l’art, L’Obsédante n°4 / Les ailes du désir, Variable, n°4 / Je t’aime, Encres vagabondes n°11 / Panorama, Décharge n°104 / Circonstance morte, Petite n°9 / Enfin, Passage d’encres n°14-15 / Imagos, Epistoles de montagne n°8 / Hélène, Epistoles de montagne n°9 / Suite pour maman, Décharge n°116, Hiatus, revue Comme en poésie, Hiatus, N4728, De la mort dans la langue, revue Décharge n°122, 2004, Bords de mer, revue Fin n°19 / Enfin (extrait), épistoles de montagne n° 16/17 / Hiatus, N4728 n°7 / Voix, Liqueur 44, n°81 / Clou du désir, Comme en poésie n°21 / World trade union, Liqueur 44, n°84 / /Journal en Ré, Verso n°123 / François Potier, ou la mécanique du papillon, Centre régional de la photographie de Cherbourg-Octeville / Du scientisme en esthétique post-moderne, Passages d’encres n°26 / Le malin génie, Les hésitations d’une mouche n° 43 / Oubli d’ébloui, Poésie/première n°39 / Mai 68, c’est le pire du capitalisme !, Intrait d’union n°50 / Du bonheur des anges, Verso n°131 / Agni, revue Triages n°20 / L’union libre, Comme en poésie n°37 / La musique de l’autre, Passage d’encres n°34 / On se rappelle !, Chroniques errantes n°37 / Tous les mêmes, Brèves n°94 / Douleur parler, N4728 n°20