Maurice Chappaz

Maurice Chappaz naît le 21 décembre 1916 à Lausanne.

Issu d’une famille d’avocats et de notaires, Maurice passe son enfance entre Martigny et l’abbaye du Châble, dans le canton suisse du Valais. Après des études au collège de l’abbaye de Saint-Maurice, il s’inscrit à la Faculté de droit de l’Université de Lausanne qu’il quitte finalement rapidement pour entrer à la Faculté des lettres de l’Université de Genève où il ne reste également que quelques mois.

Maurice publie son premier texte intitulé Un homme qui vivait couché sur un banc en décembre 1939, alors qu’il n’est âgé que de 23 ans. Il reçoit pour celui-ci les félicitations et encouragements de Charles-Ferdinand Ramuz et de Gustave Roud. Il nouera avec ce dernier une grande et profonde amitié, et correspondra avec lui jusqu’à sa mort.

En 1942, alors que la guerre le contraint à parcourir les frontières suisses et à publier divers textes dans la revue Lettres Lettres, il rencontre Corinna Bille qu’il épouse en 1947. Ils auront trois enfants. En 1944, ses textes écrits pendant la guerre sont rassemblés pour former Les Grandes Journées de Printemps, salué par Paul Éluard notamment.

Après la guerre, Maurice entame un voyage d’errance en Europe, s’essayant par-ci par-là à divers métiers, comme à celui d’ouvrier sur le chantier de la Grande Dixencee, expérience de laquelle il tire notamment un livre.

En 1953, il publie le Testament du Haut-Rhône qui le couronne en un sens d’une quête poétique d’une dizaine d’années. Malgré le succès et les encouragements de Charles-Albert Cingrian, Maurice plonge à nouveau dans un désespoir profond. En 1959, il écrit le Chant de le Grande-Dixence qui précède une nouvelle et longue série d’écrits poétiques.

Voyageur, maurice part en 1968 en Laponie et à Paris, en 1970 au Népal et au Tibet, en 1972 au Mont Athos, en 1974 et 1979 en Russie, en Chine en 1981, etc.

Dès la mort de Corinna Bille, en 1979, il quitte Veyras, où ils avaient emménagé en 1957, et s’établit dans l’abbaye maternelle du Châble, dans la vallée de Bagnes. Il y écrit et publie des poèmes au ton burlesque et funèbre.

En 1997, Maurice obtient le Grand Prix Schiller.

Il meurt le 15 janvier 2009 à Martigny, dans le canton du Valais.

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