Maximes à l’usage du révolutionnaire

Maximes à l'usage du révolutionnaire

Publiées en 1903, ces "Maximes à l’usage du révolutionnaire" forment la dernière partie du livre de Bernard Shaw, "Le Bréviaire du révolutionnaire".
C’est avec une verve véhémente que l’écrivain irlandais s’exprime en aphorismes finement ciselés.
Auteur fort novateur et anticonformiste d’une œuvre considérable, Bernard Shaw a reçu le prix Nobel de littérature en 1925.

Paru le 15 octobre 2018

Éditeur : Voix d’encre

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Charles Cros

Sonnet

Moi, je vis la vie à côté,
Pleurant alors que c’est la fête.
Les gens disent : « Comme il est bête ! »
En somme, je suis mal côté.

J’allume du feu dans l’été,
Dans l’usine je suis poète ;
Pour les pitres je fais la quête.
Qu’importe ! J’aime la beauté.

Beauté des pays et des femmes,
Beauté des vers, beauté des flammes,
Beauté du bien, beauté du mal.

J’ai trop étudié les choses ;
Le temps marche d’un pas normal ;
Des roses, des roses, des roses !

Charles Cros, « Sonnet », Le Collier de griffes.