Maximes à l’usage du révolutionnaire

Maximes à l'usage du révolutionnaire

Publiées en 1903, ces "Maximes à l’usage du révolutionnaire" forment la dernière partie du livre de Bernard Shaw, "Le Bréviaire du révolutionnaire".
C’est avec une verve véhémente que l’écrivain irlandais s’exprime en aphorismes finement ciselés.
Auteur fort novateur et anticonformiste d’une œuvre considérable, Bernard Shaw a reçu le prix Nobel de littérature en 1925.

Paru le 15 octobre 2018

Éditeur : Voix d’encre

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.