Mémoire d’encrier

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Québec Canada

Rose-pirogue

1er février 2016

Rose-pirogue

Il ne faut pas ruser avec le rose. C’est une couleur douloureuse.
La poésie m’a appris que j’étais une lesbienne transversale, un punk métaphysique, un bluesman aveugle, un partouzeur timide et un ascète à hélices. Et que sans doute, nous nous ressemblions…
Poète, romancier et slameur, Julien Delmaire fait peau et paroles neuves. Rose-Pirogue est un cocktail poétique détonnant, qui navigue entre érotisme, mélancolie et révolte.
Cf Africultures (…)

Anthologie secrète de Davertige

1er janvier 2003

Anthologie secrète de Davertige

Idem ! c’est le coktail de la résurrection et du suicide ; l’amour y couche la mort, dans notre conscience, sur le pavé ou le chiendent, au contraire de cette "vieillerie poétique" où la vie se fige et croupit. Nous partageons avec Dvertige un monde vécu trop souvent peut-être à notre insu même, et recréé nullement dissemblable de la nôtre. Ainsi recommandons-nous au lecteur un climat moderne de (…)

Poème
de l’instant

Charles Baudelaire

Petits poèmes en prose

Votre œil se fixe sur un arbre harmonieux courbé par le vent ; dans quelques secondes, ce qui ne serait dans le cerveau d’un poëte qu’une comparaison fort naturelle deviendra dans le vôtre une réalité. Vous prêtez d’abord à l’arbre vos passions, votre désir ou votre mélancolie ; ses gémissements et ses oscillations deviennent les vôtres, et bientôt vous êtes l’arbre. De même, l’oiseau qui plane au fond de l’azur représente d’abord l’immortelle envie de planer au-dessus des choses humaines ; mais déjà vous êtes l’oiseau lui-même.

Charles Baudelaire, Petits poèmes en prose, « Le Théâtre de Séraphin », 1868.