Mercure de France

Colelction de poésie

Fidèle à la tradition qui anime le Mercure de France depuis sa création, cette collection accueille les recueils de poèmes et essais des poètes majeurs du XXe siècle et du siècle à venir.

Poésie contemporaine
Poésie étrangère

Contact presse : Marion Barbé-Henriot
Marion.barbe@mercure.fr

Contact

26 rue de Condé

75006

Paris

La Foudre

2 juin 2022

La Foudre

Dans le couloir rouge aux murs ruisselants de miroirs, chacune de nos déambulations éclaboussait de tain nos jeunesses contraires. Nos chevelures enflammées de pourpre et nos visages carmin juraient un amour éternel. Au centre de ce feu se jouait la plus érotique aventure spirituelle : le dompteur couvrait mon écriture d’une peau de léopard, je jetais sur ses fauves la goutte d’or de la conscience.
Lydie (…)

Rue des fleurs

10 février 2022

Rue des fleurs

Goncourt de la Poésie Robert Sabatier 2022

Eloignez-vous de ma fenêtre

3 juin 2021

Eloignez-vous de ma fenêtre

Prix Robert Ganzo de poésie 2022

Demande à l'obscurité

5 mars 2021

Demande à l’obscurité

Avec ce nouveau recueil, Vénus Khoury-Ghata poursuit son œuvre poétique et la renouvelle. La guerre, l’un de ses thèmes de prédilection, y est présent sous deux facettes différentes. La première partie, long poème sans scansion qui ne manque pas d’humour, s’attache à la vie quotidienne et des personnages comme Mansour l’épicier ou Adèle la couturière. La deuxième est animée d’un souffle plus tragique.
Vénus Khoury-Ghata livre une poésie ample et d’une beauté bouleversante, dont les images sont à la fois (…)

L'enfant rouge

4 octobre 2018

L’enfant rouge

Faubourg Saint-Antoine, rue Paul-Bert, rue Basfroi, boulevard Voltaire : de la Bastille à République, Franck Venaille arpente l’Est parisien sur les traces de son enfance, son Moi-de-onze-ans, et sa vocation de poète. Monologue intime, L’enfant rouge contient toute la poésie de Franck Venaille qui nous fait entrevoir la beauté cachée derrière le quotidien.

L'écharpe rouge

1er juin 2016

L’écharpe rouge

Lorsque Yves Bonnefoy retrouve par hasard un poème d’une centaine de vers libres jamais publié intitulé « L’écharpe rouge », et qui aurait été une « idée de récit », le voilà devant un mystère : quelle était donc ce récit jamais advenu ? Dans le poème sont évoqués des noms de lieux, des événements : mais à quoi faisaient-ils référence ? C’est donc à un voyage dans le temps que nous invite le poète. Dans son propre texte, il part à la recherche de signes, se fait archéologue de son propre poème. L’auteur se (…)

Ensemble encore suivi de Perambulans in noctem

1er juin 2016

Ensemble encore suivi de Perambulans in noctem

C’est bizarre, je ne vous reconnais pas.
Tant il fait nuit je ne vois plus votre visage
En dépit dans vos yeux de cette lumière
De diverses couleurs si loin là-bas….

<i>Les derniers jours de Mandelstam</i>

1er juin 2016

Les derniers jours de Mandelstam

Le poète fou caché sous sa couverture continue à balbutier des choses. Ses mots refusent de mourir. Le vacarme des trains n’empêche pas le poète de se réciter ses poèmes, de se les déclamer. Il entend des ovations. Il peut mourir en paix maintenant qu’il se sait apprécié. Moins fou, Mandelstam comprendrait que ce qu’il prend pour des ovations ne sont que des réclamations, ses camarades, des déportés comme lui, veulent du pain et pas des mots. Mort, ils continueront à lever son bras pour profiter de sa (…)

<i>Le livre des suppliques</i>

1er février 2015

Le livre des suppliques

 » Zoom
Présentation
S’il faut croire la rumeur
tu battais les arbres femelles,
battais le pavé et les tapis sur les rambardes
entrais dans les livres des deux pieds
faisais le tri entre enfants raturés par les parents et ceux fignolés par les cigognes
entrais des deux pieds visiteur attendu de tout temps
accrochais des baisers rutilants sur les joues des filles
des médailles de maréchal-ferrant sur les épaulettes des garçons
puis repartais des deux pieds sans avoir salué la femme (…)

La bataille des éperons d'or

1er novembre 2014

La bataille des éperons d’or

J’AURAIS DU
naître plus tôt
mais les mots
m’ignoraient.
PUIS JE ME SUIS
mis à mentir sur la
méthode, pas sur les
faits eux-mêmes
SORTIR CEUX-LA
de leur ghetto, où mes
mains tremblaient
je veux savoir pourquoi !

Poème
de l’instant

Eric Sarner

Simples merveilles

Il y a cet instant, juste avant l’heure, où
j’écris ici,
pour rien,
un petit matin.
Fraîcheur d’une plaine stoïque, le dedans d’un désir,
Là, oui, j’écris,
pour rien,
pour le moindre verbe,
comme Marcher,
Courir,
Lutter,
Pousser,
Tenir…
Qui nous garderait vivants.

Éric Sarner, Simples merveilles, Tarabuste éditions, 2020.