Mercure de France

Colelction de poésie

Fidèle à la tradition qui anime le Mercure de France depuis sa création, cette collection accueille les recueils de poèmes et essais des poètes majeurs du XXe siècle et du siècle à venir.

Poésie contemporaine
Poésie étrangère

Contact presse : Marion Barbé-Henriot
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Paris

Vaine pâture

1er juin 2013

Vaine pâture

Jean-Claude Pirotte est l’auteur d’une cinquantaine de livres, qu’il a parfois lui-même illustrés. Les critiques ont salué sa poésie du quotidien sensible et inspirée, à la tendresse parfois gouailleuse, mais aussi la magie de sa langue au parfum subtil de jadis qui par sa simplicité et sa gravité soudaine est incontestablement très moderne, car d’une haute liberté.
Avec Vaine pâture, c’est une poésie intime que Jean-Claude Pirotte nous livre, mais sans pathos, sans repli vaniteux sur lui-même. Il (…)

C'est à dire

1er janvier 2012

C’est à dire

"ma beauté n’est que
maladresse tempérée
mélodie atonale
rime ébréchée
macule sur la pupille
où se brouille le monde
crâne peuplé d’échos
voix éteintes convoquées
au sabbat des morts
dernière larme de fiel
dans la coupe des flammes"

<i>Où vont les arbres</i>

1er novembre 2011

Où vont les arbres

"Lire gaspille les mots et fait déborder la vigilance comme l’ait sur le feu
Répétait la mère
Et elle taillait le cyprès en crayon à papier
Faute de livres nous lisions dans ses intentions
sûrs qu’elle nous quittera à la jointure du sommeil dès qu’il lui
poussera des enfants issus d’elle seule
nous quittera
une fois balayées nos peurs sous table
ramassées les miettes de sa grandes fatigue
et nos chaussures rangées par ordre de taille tels de bons écoliers
nous quittera sans s’éloigner de nous (…)

L'heure présente

1er novembre 2011

L’heure présente

"Un souvenir
Il semblait très âgé, presque un enfant,
Il allait lentement, la main crispée
Sur un lambeau d’étoffe trempée de boue.
Ses yeux fermés, pourtant. Ah, n’est-ce pas…"

Les archives du littoral

1er février 2011

Les archives du littoral

Edition bilingue.
Traduit de l’anglais par Marie-Claude White
Le littoral : la limite entre continent et océan, lieu de phénomènes complexes – retraits et avancées, transgressions et régressions, une ligne variable, rythmes divers. C’est sur ce terrain que Kenneth White a basé sa poétique.
Et c’est là, dans son poste de vigie, qu’il accumule ses « archives », documents qui suivent les lignes du monde, de l’Écosse à l’Alaska, de la Bretagne au Japon, écrits soit à la première personne, soit en (…)

La Foudre

21 janvier 2011

La Foudre

« Dans le couloir rouge aux murs ruisselants de miroirs, chacune de nos déambulations éclaboussait de tain nos jeunesses contraires. Nos chevelures enflammées de pourpre et nos visages carmin juraient un amour éternel. Au centre de ce feu se jouait la plus érotique aventure spirituelle : le dompteur couvrait mon écriture d’une peau de léopard, je jetais sur ses fauves la goutte d’or de la conscience. » Lydie (…)

Journal d’un enfant sage

1er novembre 2010

Journal d’un enfant sage

Je saute à pieds joints dans les flaques. N’y voyez pas malice, c’est mon bonheur ! J’aurai trois ans en juillet : je marche sur le ciel.
Je cours derrière les papillons et bavarde avec les fourmis.
Pardonnez-moi si j’arrache les pétales des fleurs et fais tomber les livres de la bibliothèque.
Je vide et je remplis. Je construis et détruis. Je fais, puis je défais. J’ai compris qu’en cette vie l’on doit répéter sans cesse les mêmes gestes. Il n’y a pas de dieux au ciel, juste un vieux Père Noël fatigué (…)

<i>La forêt de l'amour en nous</i>

1er octobre 2009

La forêt de l’amour en nous

"C’est elle la magicienne
Chargée d’un village d’histoires d’ancêtres
Et des nuages qui les vêtirent
La voici désormais dans sa splendeur
Déambulant
Un ensemble de visages à peine esquissés
Et un vol d’oiseaux tournent autour d’elle
Une quenouille entre ses mains
Que vont dire les fils tirés par les doigts du soupçon
De la nuit et de ses ombres qui veillent ?"

ça

1er mars 2009

ça

"Un grand livre de la nuit. La nuit des corps, la nuit ferroviaire, la nuit de l’Histoire, tout cela interprété par une voix singulière, harmonieuse et rauque à la fois. Le territoire de la maladie et la recherche du salut sont ici revisités par un bâtisseur du langage, arpenteur des terres intimes, une sorte de soldat (ils sont d’ailleurs nombreux ici) combattant à découvert. Les poèmes de "ça" témoignent de ces affrontements mais également d’un accord avec le monde, la langue, les paysages, les êtres (…)

Les poèmes solaires d'Homero Aridjis

1er mars 2009

Les poèmes solaires d’Homero Aridjis

précédé de Le poète en voie d’extinction et suivi de Baleine grise
Traduit de l’espagnol (Mexique) par Ivan Alechine
Préface d’Yves Bonnefoy

Poème
de l’instant

Lettre à Louise Colet

22 août 1853,

Toi, je t’aime comme je n’ai jamais aimé et comme je n’aimerai pas. Tu es et resteras seule, et sans comparaison avec nulle autre. C’est quelque chose de mélangé et de profond, quelque chose qui me tient par tous les bouts, qui flatte tous mes appétits et caresse toutes mes vanités.

Gustave Flaubert, 1821-1880, Lettre à Louise Colet.