Mézin

Mézin est un village d’origine médiévale, situé dans le département de Lot-et-Garonne, à quelques kilomètres des départements du Gers et des Landes.
Il compte aujourd’hui 1 500 habitants.
Bâti sur un promontoire, il conserve une partie de ses remparts, de jolies ruelles, une place commerçante bordée d’arcades en pierre. Au centre du village s’élève l’église saint Jean-Baptiste, ancien prieuré bénédictin fondé par l’abbaye de Cluny au XIème siècle. Son architecture remarquable et monumentale a justifié son classement au titre des Monuments historiques dès 1840.
Ville natale du Président Fallières (1841-1931), Mézin s’est particulièrement développée au XIXème siècle, grâce à l’industrie du liège et du bouchon : de forêts de chêne-liège, appelées « surèdes » en gascon, on obtenait une précieuse écorce dans laquelle ouvriers et ouvrières façonnaient des bouchons très prisés partout en France. Si cette activité a disparu définitivement dans les années 2000, le Musée du liège et du bouchon, qui compte parmi les « Musées de France », en conserve la mémoire si chère aux habitants, grâce à une collection unique en France d’outils, de machines et de fonds photographiques.

Mézin est un village où existent la qualité de la vie, la cordialité, la générosité. Il est tout à fait propice à la création artistique et poétique. Ce fut le berceau du poète et félibre Alméïda.
Depuis plus d’une dizaine d’années se sont peu à peu installés des écrivains et des artistes : comédiens et metteurs en scène, peintres, danseurs et chorégraphes.

La commune de Mézin, la Bibliothèque et les deux associations, L’Écriture Vive et Des Livres et Nous, mettent en oeuvre des actions autour de la poésie tout au long de l’année. Consultez le programme sur le site internet.

Coordonnées :
Adresse : Place du Club
47170 Mézin

Contact : Madame Mme BOTTÉON Dominique
Téléphone : 05 53 65 70 01
Email : mezinmairie@wanadoo.fr

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.