Monsieur en extase sur la couverture

Auteur : Marie-Céline Siffert

Monsieur en extase sur la couverture

Texte à décrire, vous souriez soir d’été en vie.
Vous ? Ne dîtes rien.

Eté, hémisphère nord, l’éclat du jour baisse le soleil l’emporte de l’autre côté,
atténue l’intensité lumineuse sur la ville et sur elle qui la borde, Méditerranée.

Soir d’été lumières de ville les points habitent circulent, à glisser sur l’eau miroir en plus du ciel.
Palmier dans le virage, marocaine, image, de l’autre côté.

Nice, du balcon la domine, hauteurs de la désinvolture sur le balcon.
Musique et courant d’air traversent l’appartement tiède dans le ciel nu tiède aussi.
Oiseaux tracent et tracent.
Aisance allure silhouette, nue, impertinente sur la table en bois jambes croisées, observe autour
étrangère en ce monde,
détachée,
discrète impudente.
Aujourd’hui c’est beaucoup plus léger et fluide, beaucoup plus long et agréable.

Sensuelle pour trois : effacer, devenir, violence, rire.
Aujourd’hui avec le sourire et un homme et une femme, à la fois.

Texte à exploser n’importe où n’importe comment n’importe quand n’importe quoi. Sans précision, instable, rien n’est plus à prendre au sérieux. Longs trajets à pied, pense, noyée dans les soirs d’été, ou sans accent la lumière blanche tombe encore ce soir dans la la mer blanche, contemple, survole.
En douceur mais parfois inatteignable. Se tourne. Langue. Pour l’exister.
Pour toute à partager, servez-vous. La silhouette cherche des visages.

Paru le 1er novembre 2008

Éditeur : Jacques Brémond

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.