Montagnes

Auteur : Valérie Linder

Montagnes

Quatre randonneurs se mettent en route, une famille ? des amis ? peu importe, ils s’unissent dans la marche et le paysage.

Paysage aux points de vue mouvants, qui tantôt les domine, tantôt les engloutit mais que toujours ils redécouvrent.

Le randonneur entre en montagne comme on entre en méditation ; doucement, un pas après l’autre, concentré sur sa foulée, sa respiration, ce qui l’entoure. La marche en montagne invite à l’introspection, à la réflexion. Le randonneur se moque du confort habituel, prend des chemins étroits, affronte ses peurs et ses faiblesses, entre solitude et entraide. Le chemin, sans autre ambition que de l’emmener vers l’ailleurs, le fait grandir.

Le texte de Valérie Linder parle de la beauté mystérieuse des montagnes, du bien-être que procure la marche, de la légèreté de partir en balade avec le juste nécessaire. Il fait corps avec les éléments, jusqu’au plus brutal, l’orage qui lave tout et permet de repartir.

Les images faites de fragments, de souvenirs sont comme un carnet de croquis où les échos de plusieurs balades s’entremêlent. Elles se déploient sur de grandes doubles pages et permettent d’entrer de plain-pied dans le paysage.

Un livre pour garder la montagne près de soi entre deux randonnées…

Paru le 1er novembre 2018

Éditeur : Esperluète Editions

Genre de la parution : Jeunesse

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.