Montagnes

Auteur : Valérie Linder

Montagnes

Quatre randonneurs se mettent en route, une famille ? des amis ? peu importe, ils s’unissent dans la marche et le paysage.

Paysage aux points de vue mouvants, qui tantôt les domine, tantôt les engloutit mais que toujours ils redécouvrent.

Le randonneur entre en montagne comme on entre en méditation ; doucement, un pas après l’autre, concentré sur sa foulée, sa respiration, ce qui l’entoure. La marche en montagne invite à l’introspection, à la réflexion. Le randonneur se moque du confort habituel, prend des chemins étroits, affronte ses peurs et ses faiblesses, entre solitude et entraide. Le chemin, sans autre ambition que de l’emmener vers l’ailleurs, le fait grandir.

Le texte de Valérie Linder parle de la beauté mystérieuse des montagnes, du bien-être que procure la marche, de la légèreté de partir en balade avec le juste nécessaire. Il fait corps avec les éléments, jusqu’au plus brutal, l’orage qui lave tout et permet de repartir.

Les images faites de fragments, de souvenirs sont comme un carnet de croquis où les échos de plusieurs balades s’entremêlent. Elles se déploient sur de grandes doubles pages et permettent d’entrer de plain-pied dans le paysage.

Un livre pour garder la montagne près de soi entre deux randonnées…

Paru le 1er novembre 2018

Éditeur : Esperluète Editions

Genre de la parution : Jeunesse

Poème
de l’instant

Alejandro Jodorowsky

C’est comme ouvrir un menhir avec les mains

Cessez de chercher, vous êtes la porte
et les gardiens qui en interdisent l’accès.
Chaque pas vous éloigne du nombril
chimères assoiffées d’aventure.
Vous croyez que le mariage vous libère de la mort
ou que l’argent vous marque dans la hiérarchie divine.
Cessez de chercher, la conscience est le philtre magique,
L’œil capable de rejoindre les orbites vides de Dieu
traversant la mort. Personne ne se rencontre soi-même
en parcourant les mers ou en explorant les cavernes.
C’est difficile, comme ouvrir un menhir avec les mains
car notre âme est plus dure que la pierre.

Alejandro Jodorowsky, Traduit de l’espagnol (Chili) par Martin Bakero et Emmanuel Lequeux
dire ne suffit pas, no basta decir, Le Veilleur Éditions, 2003.