Nice

Katy Remy

je me souviens de ta blancheur, reflet de la ville blanche
et du rouge et du rose et du vert qu’ils achetaient pour toi
à la fenêtre de la villa d’or et sous Bellanda je te rêvais
telle que tu m’apparus serrée entre les Etats, et libre
quand je marchais tout le jour en te cherchant
ce n’était jamais toi, tu glissais des certitudes
Nice, Travail et Joie flambait aux oriflammes
l’aube me saisissait transie… écoutant les poètes
détourner le cri des veilleurs : Lu Pailloun ven…
ton peuble en marche répétait un chant d’espoir
Lu Pailloun ven… Lu Pailloun ven…

Poème
de l’instant

Ailleurs

Quand je suis en mouvement, sans rien pour m’encombrer, je retrouve des réflexes du plaisir de la vie, du désir de la vie.
Ce n’est pas une fuite, c’est un appel.
L’appel de la vie.
Cette vie qui m’impressionne toujours autant.
C’est pour ça que je suis resté un vagabond.
Quelqu’un qui se contente de passer.
Et qui toujours s’en va ailleurs.
Cet Ailleurs qui me va parfaitement.

Gérard Depardieu, Ailleurs, Cherche Midi éditeur, 2020.