Nu l’été sous les fleurs

de Louis Adran

Nu l'été sous les fleurs

Mais je ne me souviendrai de rien,
ni des toits laqués ni de ta peau écrue, et vivre n’était alors qu’un défaut de l’œil gauche j’ai dit.
Le jardin gonflait dehors l’étendue des phrases vaines, sous les lauriers les murs de bauge
des voix simplement.

Allumés parfois pareils à d’anciennes villes nous allions, la nuit, entre le mobilier de bois verni la faune des objets en passant
et parfois l’herbe des plaines ou la bruine nous touchaient
nos corps habillés de peu cherchant la touffeur brune d’une ultime frondaison, d’une île.

Paru le 1er juillet 2021

Éditeur : Cheyne

Genre de la parution : Recueil

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

La faim de leur monde

L’ironie de la vie fait qu’à l’instant même
Où mon encre pose les premiers mots de ce poème
J’aurais tant aimé qu’elle puisse l’écouter
Il y a une heure, petite maman, le ciel vient de te rappeler.

Akhenaton, La faim de leur monde, Éditions de l’Iconoclaste, 2021.