Obsidiane

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Sens

Des laines qui éclairent

1er novembre 2012

Des laines qui éclairent

co-édition Obsidiane et Temps qu’il fait
Une anthologie 1978 - 2009
"Je n’ai jamais eu beaucoup de temps pour vivre.
J’ai poussé entre deux feuilles. Entre deux liserons. Avant que n’arrive la saison des ronces, nous n’avions que l’espace d’une moisson.
La plupart du temps, nous mourrions en route."

Tashuur. Un anneau de poussière

1er mars 2012

Tashuur. Un anneau de poussière

"Et ce monde-ci, de l’autre - partagé
entre désir d’être et soumission aux nombres, la flamme
au soleil qui décline d’un geste devenu acte, cabré
et c’est la tache, une louve d’argile au garde-à-vous devant les mouches"

Autoportrait au soleil couchant

1er novembre 2011

Autoportrait au soleil couchant

"Sur ce lit défait
souple chaud pareil à nos muscles
L’aurore nous apporte
Des galettes de blé dur
Tu balbuties j’essuie tes lèvres
Et te soulève, oh fragile
Comme si tu devais tu devais
Mourir d’une leucémie"

Ressac

1er novembre 2011

Ressac

I
Rendu là présent
et pour peu détaché du hasard
se tenant droit
comme pierre levée
à la coulée du monde
tout l’horizon jusqu’à perte
immobile
exceptée cette colère…"

<i>Secousse n°5</i>

1er octobre 2011

Secousse n°5

Revue de littérature à retrouver sur : http://www.revue-secousse.fr/Secousse-05/Sks05-Sommaire.html
Sommaire
Poèmes
J-F. Agostini, H. Cole, V. Grigorian, M. Guarderas,
P. Longchamp, O. Matuszewski
Proses
V. Gracy ; A. Pivin, J. Sacré
Essais
Nimrod, G. Titus-Carmel
Entretien (…)

La belle page de François Cariès

1er mai 2011

La belle page de François Cariès

précédé de l’Ami des amitiés
Un bonhomme et du feu
L’amour de soi me tresse une croix
Comme d’osier et de larron. Edifiés,
Les frères mèneront paître la prose
Au talus de la marchandise. Après tout.
De leur capuchon de ratine, de leur fond,
Ils pilotent les vanités. Ils vous épient,
Mes Demoiselles : leurs poussins, sur vos pas mortifiés,
Qui les traîne ? Pas moi. Je vous dissipe.
Vous aimez l’ambroisie ? Goûtez à l’ironie.
L’amour d’amour efflanque les paniers
Dont le jonc n’est pas de (…)

Profonds pays

1er mai 2011

Profonds pays

"Mémoire lourde
Un enfant me suit
qui me précède
triste et joyeux
de mémoire lourde
essaim fabuleux
des années gagnées
et perdues"

Babel, Babylone

1er juin 2010

Babel, Babylone

"Désespérément elle se traîne
Le soleil est un peu trop fardé
Pour un enterrement de pauvres gens
On te vole en tout ici
ton argent
ton âme
ta maison (…)"

Tristran

1er avril 2010

Tristran

"L’île bascule au loin dans une fondrière
Renaître à l’instant où l’on croit mourir
Une nuit et un jour longue mer d’Irlande
Une mince écume à droite pour fixer le monde
Des pierres dressées sur le sommet des landes
Saluent de loin en loin ceux qui s’enfuient…"

Jeunesse & Vieillesse & Jeunesse

1er juin 2009

Jeunesse & Vieillesse & Jeunesse

Avec trois portraits par Gilles du Bouchet
"Ventre dedans
déshumidifier la lettre
nulle stance ne fait corps
maman allongée dans l’ardoise
est-ce un tombeau."

Poème
de l’instant

Andrée Appercelle

Soleil noir ta peau

Aucun souffle
cette immobilité
de pierre épuise
un siècle
me sépare
de ta peau
que je voudrais
minérale
pour fermer
mes doigts
sur elle comme
on chauffe
un caillou

Andrée Appercelle, Soleil noir ta peau, Le Temps des Cerises, 2006.