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Sens

Humanités de François Dominique

1er décembre 2005

Humanités de François Dominique

Dessins d’Alfieri Gardonne.
Le legs prosodique.
"Ulysse fit mutiler le traître Malanthius
Ses serviteurs tranchèrent à l’aide d’un fer cruel
Les oreilles et le nez du coupable
Arrachèrent ensuite les marques de virilité
Et les jetèrent palpitantes
A la gueule des chiens…"

Monstres morts

1er février 2005

Monstres morts

Alignée
De l’enfance prendre congé d’aussi féroce foce que possible et qu’assez, il faut la désastrer sans courtoisies l’enfoncer trois pieux de l’ail dans le coeur que Jacques ne dise rien de plus, rien mon rollant fêlé par avance le corps sonné venir avec ces mots d’un courage animé dans ces travaux se casser bonbecs et trottinette et balancelle, vilenâtres, pour s’extraire d’une ligne (…)

Avec la mort, quartier d'orange entre les dents

1er février 2005

Avec la mort, quartier d’orange entre les dents

"Avec la mort, quartier d’orange entre les dents est un quatuor. Ce que dit le titre, symboliquement, par ce morceau juteux, sucré - finalement plaisant - qui rompt la dureté imaginable d’un crâne décharné, rude synthèse de toute vanité. Et quatuor par son architecture, depuis la recherche d’un équilibre du vivre (première suite) à l’assomption de nos sèves dans l’arbre qui est pilier vivant, voulu inaltérable, des recommencements (dernière partie). Tout le livre fait parler les os des "petits faits (…)

<i>La poésie au marteau</i>

1er novembre 2004

La poésie au marteau

Précédé de par un océan, entretien avec Jasmine Getz
Ce livre interroge la situation de la poésie actuelle. Qu’en est-il de cet affairement de la langue ? Qu’en est-il non tant de sa santé - question trop fréquemment et un peu vainement posée - que de son inépuisable et tenable et vivace invisibilité ? Qu’en est-il du sens et des sens, dans cette construction d’un nous d’époque qui, frayer aux marges du réel, n’en témoigne que plus fort de notre degré de réalité ?
Les deux textes rassemblés ici - un (…)

Itinerrance, sites - cités - citadins

1er novembre 2004

Itinerrance, sites - cités - citadins

"Du
Nord des choses
céans au
temps clairluminé, scandée
vois-tu fumer l’étouffée chandelle
l’air-bulle qui reflète le globe
en ivresse ?
Qu’une larme".

Manière de sombre

1er septembre 2004

Manière de sombre

de Gérard Titus-Carmel
1.
L’impatience nouée au plus sombre des nerfs
Le frottement du crin le souvenir aussi
Des mèches de la mort tendues sur le mémoire
Des jours bâtis pierre après pierre à la lumière
De l’ancien soleil si près du vide d’aimer
Qu’encore cet arpent de sol que tu chauffas
A la tiédeur de ta marche tu en conserves
L’indice à l’arrière de tes talons tu sais
Que je ne me suis jamais divisé de toi
Qui toujours as éclairci l’ombre d’un seul coup
De dents et ton sourire à ce moment (…)

En saison de Nimrod

1er mai 2004

En saison de Nimrod

En saison, suivi de Pierre, poussière
"je connais le lieu du poème, ma gorge.
Je ne connais qu’elle. Un fanal précieux la soutient.
Pieere poreuse, pierre ponce, tessons…"

Loin de Cluj (Trait d'union) de Bruno Grégoire

1er mai 2004

Loin de Cluj (Trait d’union) de Bruno Grégoire

de Bruno Grégoire
Ecrire trois lignes
comme on glisse un coussin
sous la douleur d’un ami :
Le désir qu’orientent
ton nom et quelques autres,
comment ne pas l’user jusqu’à la corde
que Dieu n’aurait pas pensé ?

Les loups vont où

1er avril 2002

Les loups vont où

collection Les Solitudes

Homme de l’autre rive de Dimitri T. Analis

1er février 2002

Homme de l’autre rive de Dimitri T. Analis

coll. Les solitudes

Poème
de l’instant

Stèles

La cime haute a défié ton poids. Même si tu ne peux l’atteindre, que le dépit ne t’émeuve : Ne l’as-tu point pesée de ton regard ?
La route souple s’étale sous ta marche. Même si tu n’en comptes point les pas, les ponts, les tours, les étapes, - tu la piétines de ton envie.
La fille pure attire ton amour. Même si tu ne l’as jamais vue nue, sans voix, sans défense, - contemple-la de ton désir .

*

Dresse donc ceci au Désir-Imaginant ; qui, malgré toutes, t’a livré la montagne, plus haut que toi, la route plus loin que toi,
Et couché, qu’elle veuille ou non la fille pure sous ta bouche.

Victor Segalen, Stèles, « Stèle au désir », 1912.