Ode à un oignon

Auteur : Alexandria Giardino

Ode à un oignon

Illustrations Felicita Sala.
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Géraldine Chognard.

Pablo Neruda est d’humeur maussade.
Il est en train d’écrire un poème consacré aux dures conditions de travail des mineurs quand son amie Matilde vient le chercher pour déjeuner. Elle a besoin de son aide pour préparer le repas. Tandis qu’il coupe un oignon et que ses yeux s’emplissent de larmes, il a la sensation de percevoir toutes les senteurs de la nature, des rayons de soleil entre les lamelles de l’oignon. D’un seul coup, toute sa tristesse s’efface et il retrouve la joie de vivre. À tel point qu’il décide de consacrer à cette herbacée une ode célébrant sa capacité à le faire pleurer de joie plutôt que de tristesse.
En découle sa célèbre Ode à l’oignon !

Paru le 15 mai 2019

Éditeur : Éditions Cambourakis

Genre de la parution : Jeunesse

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Jacques Ancet

La dernière phrase

Il n’y a ni drame ni déchirure.
On dirait dans le jour un infime
vertige. Rien ne change mais tout
vacille. ce qu’on voit, on le voit
comme s’il venait de s’absenter
et que chaque objet portait encore
une trace de ce qui s’éloigne.
Un peu de chaleur avant le froid.
Une attente qui n’attend plus rien.

Jacques Ancet, La dernière phrase, Frontispice de Paul Hickin, Éditions Lettres vives, 2004.