On a toujours besoin d’un rhinocéros chez soi

de Shel Silverstein

On a toujours besoin d'un rhinocéros chez soi

Lorsqu’un enfant parle de son amitié et de sa complicité avec son rhinocéros de compagnie, nous découvrons celui-ci tour à tour pirate, porteur de beignets, porte manteau ou requin… humour garanti !

Traduit dans 17 langues, et vendu à plus de 255 000 exemplaires depuis sa parution aux États-Unis en 1964, Who Wants a Cheap Rhinoceros ? est un album irrésistible, plein de fantaisie et de tendresse.

Rhinocéros à prix imbattable. Oreilles tombantes, pattes bruyantes, queue remuante. Doux,
rondouillard, câlin et sage comme une image, il est le
compagnon de toute la maison et saura vite se rendre utile…

Réalisateur, producteur, scénariste, poète, compositeur, Shel Silverstein (1930-1999), qui a beaucoup écrit et composé pour lui-même et pour d’autres (il a notamment écrit des textes pour Johnny Cash et Mick Jagger et de nombreuses musiques de films) était aussi et surtout auteur de livres pour enfants. Ses albums et recueils de textes illustrés, chefs-d’oeuvre de la littérature
jeunesse, ont été traduits dans de nombreux pays.

Paru le 15 avril 2015

Éditeur : Grasset Jeunesse

Genre de la parution : Jeunesse

Poème
de l’instant

Carl Norac

Petit poème pour y aller

Un poème parfois, ce n’est pas grand-chose.
Un insecte sur ta peau dont tu écoutes la musique des pattes.
La sirène d’un bateau suivie par des oiseaux, ou un pli de vagues.
Un arbre un peu tordu qui parle pourtant du soleil.
Ou souviens-toi, ces mots tracés sur un mur de ta rue :
« Sois libre et ne te tais pas ! ».
Un poème parfois, ce n’est pas grand-chose.
Pas une longue chanson, mais assez de musique pour partir
en promenade ou sur une étoile,
à vue de rêve ou de passant.
C’est un aller qui part sans son retour
pour voir de quoi le monde est fait.
C’est le sourire des inconnus
au coin d’une heure, d’une avenue.
Au fond, un poème, c’est souvent ça,
de simples regards, des mouvements de lèvres,
la façon dont tu peux caresser une aile, une peau, une carapace,
dont tu salues encore ce bateau qui ouvre à peine les yeux,
dont tu peux tendre une main ou une banderole,
et aussi la manière dont tu te diras :
« Courage ! Sur le chemin que j’ai choisi, j’y vais, j’y suis ! ».
Un poème, à la fois, ce n’est pas grand-chose
et tout l’univers.

Carl Norac, inédit, pour le 22e Printemps des Poète / Le Courage