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Paris

<i>Moisson</i>

1er mai 2012

Moisson

Choix de poèmes
Ce livre, s’il contient quelques poèmes inédits, est une anthologie, composée par Charles Juliet lui-même, de ses poèmes au long de plus de cinquante années de recherche, de tâtonnements, de découvertes. On y retrouve donc cette écriture si simple, si évidente mais aussi âpre, dure comme le silex et dense comme une terre nourricière, qui redonne leur sens immédiat aux mots, et leur valeur, et leur sonorité. Les titres des parties qui composent ce recueil révèlent bien l’itinéraire de (…)

L'Omelette rouge

1er avril 2012

L’Omelette rouge

« espace intermédiaire juste avant dégringolade nombres et corps plongée dans le zéro œil vers et dans le sans-objet on n’est à personne son contemporain poétiquez donc cette prose au devant d’une dame c’est-à-dire derrière elle puisque c’est son dos que l’on voit elle elle a comme on dit bon dos »
C’est un livre de colère et de violence qu’a écrit là Liliane Giraudon. Colère envers l’art et la poésie qui ne sauvent de rien, et surtout pas de la violence faite aux femmes et aux hommes. Alors elle parcourt cet (…)

Un temps pour s'étreindre de Sébastien Smirou

1er novembre 2011

Un temps pour s’étreindre de Sébastien Smirou

À l’origine, un travail thérapeutique avec des enfants, et le sandwich de la pause, une commande pour une anthologie de poésie destinée à la jeunesse, une lettre cryptée de Sand à Musset dans laquelle elle mixe une prose d’amour très chaste et un billet plein de fougue érotique (il suffit pour le voir apparaître de ne lire qu’une ligne sur deux : les lignes les plus crues sont comme prises « en sandwich » par les autres). Mais Sébastien Smirou a renforcé la contrainte initiale, en créant un « sandwich (…)

<i>Compile</i>

1er avril 2011

Compile

Quelques échantillons d’écrits (un livret) :
de Commencement (1989) : « L’Écriture, ça crispe le mou » (début du chapitre IV)
de Une phrase pour ma mère (1996) : « Ainsi je commence une phrase… » (incipit du livre)
de Grand-mère Quéquette (2003) : « La Voix qui sort des cabinets » (début du chapitre II), « Je crains… » (extrait du chapitre IV), « Dernière accolade » (extrait du chapitre. VII) - de Demain je meurs (2007) : « Papa n’est pas content » (extrait du chapitre XIII), « Une leçon de littérature » (…)

<i>L'Outrage aux mots</i>

1er avril 2011

L’Outrage aux mots

Ce deuxième tome des Œuvres de Bernard Noël comprend ses principaux écrits politiques dispersés au gré de publications éphémères ou de livres épuisés. On y découvre une pensée proprement révolutionnaire, radicale, et qui trouve une part de ses origines dans une analyse extrêmement fouillée de l’histoire de la Commune de Paris, de l’espoir qu’elle souleva et qui semble n’être pas tout à fait retombé, même aujourd’hui. L’autre origine de la pensée politique de Bernard Noël se situe dans la langue proprement dite, (…)

Histoire poèmes

1er novembre 2010

Histoire poèmes

"1 – Partisans du chant
Le temps de se retourner, chanter
est à plusieurs tranchants quand on chante
aussi tranchons : ne chantons pas tout seul
et ni même d’une même voix
ne pas trancher dans le déjà mort vaudrait encore mieux
chanter ce chant qu’on chante et qui nous hante
c’est pour être ensemble et nous rassembler plus encore
avec ceux qui veulent, veulent parfois, veules certains
nous-même. Nous sommes appelés pour défendre notre patrie
surtout mentale, patrie de liberté hors frontières (…)

<i>Les plumes d'Éros</i>

1er avril 2010

Les plumes d’Éros

Je travaille avec Bernard Noël depuis 1972, alors que je dirigeais la collection « Textes », chez Flammarion. Je pourrais dire qu’il m’a appris à lire, qu’il m’a appris à éditer. Aussi, après qu’il m’ait confié pour P.O.L dix-neuf autres de ses livres dont certains ont été repris de nos aventures passées, la parution ici du premier tome de ses œuvres, revêt-elle à mes yeux une importance toute particulière. Comme si quelque chose s’affirmait encore plus et se fixait d’un travail et d’une amitié qui ont (…)

<i>Comprendre la vie</i>

1er mars 2010

Comprendre la vie

« Tous les matins je me lève je suis mort de rire », cette phrase, on la trouve à la page 22 du livre de Charles Pennequin et elle en donne bien la tonalité. Quant à cette autre : « tout amour vrai est un coup foireux porté à soi-même » elle en indique sinon le sujet principal, au moins une préoccupation récurrente car s’il s’agit de « comprendre la vie » l’amour est une question centrale… Ainsi entre rire grinçant, tragique et comique à la fois, et interrogations qui cachent soigneusement leur gravité (…)

La formule flirt

1er mars 2010

La formule flirt

Ce nouveau recueil d’Anne Portugal évoque le tremblé des choses, il est construit à partir de textes qui vont deux par deux, se font face à face. Différents, ils portent le même titre et se croisent en se frôlant, un peu à la manière de Jane et de Tarzan qui chacun sur sa liane va de son côté mais ils s’approchent de si près cependant, s’effleurent, cela s’appelle le flirt. On pourrait dire qu’il s’agit de ne jamais conclure, de ne jamais figer, de ne jamais entrer dans la chronologie dramatique : rien ne (…)

<i>Météo des plages</i>

1er mars 2010

Météo des plages

Christian Prigent sous-titre son livre « Roman en vers », et de fait il s’agit à la fois d’un roman, d’un roman autobiographique dans la veine des derniers livres de l’auteur (Demain je meurs, Grand-mère Quéquette", et d’un livre de poésie.
Soit une journée à la plage, du « petit lever » au « nocturne » final, en passant par « pique-nique » et « petit quatre-heures ». Des personnages passent (parentèle, filles convoitées, déités en stage dans des marines rococo). Des événements ont lieu (idylles, marées (…)

Poème
de l’instant

James Noël

Brexit

Aux yeux des étoiles, les murs et les gratte-
ciels sont des géants aux pieds d’argile Les
étoiles, ça roule des reins et cille des yeux
dans leur migration hautement lucide Pour
elles, le monde est plat et sans hauteur dans
son asphalte, donc ils ne constituent pas une
preuve solide, indéboulonnable dans l’univers

James Noël, Brexit, suivi de La Migration des murs, Éditions Au diable vauvert / 2020.